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72 heures chrono

Publie le 01/06/2017

À trois jours du départ de la première étape de La Solitaire URGO Le Figaro, les briefings s’enchaînent à Bordeaux pour préparer les quarante-trois coureurs et la cinquantaine d’accompagnateurs à cette 48ème édition de la plus intense et la plus disputée des courses en solitaire semi-hauturière. Au programme : trois étapes de plus de 500 milles et un sprint de 150 milles, soit 1 700 milles en trois semaines ! Un rythme endiablé pour un show qui s’annonce très ouvert entre multirécidivistes, novices et revenants du tour du monde…

Pas de tension particulière, mais de la concentration à revendre : les solitaires sont déjà en phase « course » à trois jours d’un départ qui s’annonce plutôt paisible au large de Pauillac dimanche après-midi. Après les « runs » qui s’achèvent demain vendredi avec la finale, les coureurs auront en effet à descendre jusqu’à l’embouchure de la Gironde pour le prologue de samedi. Alors la Direction de Course et tout le staff qui s’affaire autour des bateaux pour jauger, contrôler, équiper, conseiller en collaboration avec les préparateurs des Figaro-Bénéteau 2, a du maille : expliquer le pourquoi du comment, informer sur les nouvelles décisions prises pour réduire un parcours au cas où la météo ne serait pas coopérative, indiquer avec la flottille 24F (avions de reconnaissance et de sécurité en mer) les codes signalétiques, décortiquer les consignes de sécurité en cas d’avarie, expliciter les procédures de communication avec les bateaux accompagnateurs pour les medias et la diffusion des bulletins météo…

Autour de Francis Le Goff, nouveau Directeur de course de La Solitaire Urgo Le Figaro, Jean Couadou (Président du Comité de Course), Georges Priol (Président du Jury) et Jean-Luc Laurent (Chef jauge et contrôle) ont ainsi pu débattre avec les quarante-trois solitaires réunis dans le Palais de la Bourse de Bordeaux pour aborder tous les sujets techniques, sportifs, médiatiques, logistiques. De quoi adapter aussi les Instructions de Course et les documents officiels pour répondre aux questionnements induits par le format de quatre étapes intensives entre Bordeaux, Gijón, Concarneau et Dieppe.

Des runs pour le fun

Passé ce rendez-vous incontournable pour aborder tous les points de sécurité indispensables à une course semi-hauturière, les skippers se sont ensuite, qui concentrés sur les prévisions météo et les premiers routages, qui embarqués pour la dernière session qualificative pour les « runs » devant le Port de la Lune, qui absorbés par les derniers préparatifs avant le coup de canon libérateur. Les contrôles de sécurité étant achevés ce jeudi soir, les solitaires plongent déjà dans le bain de la course avec des prévisions météorologiques si ce n’est complexes, du moins compliquées pour aborder le premier tiers de ce premier parcours entre Bordeaux et Gijón, via la Chaussée de Sein : un flux léger et volage d’Ouest semble vouloir balayer le golfe de Gascogne pour le début de semaine. De quoi inciter les navigateurs à quelques subtils réglages de mât, quelques bords d’optimisation des voiles, quelques révisions sur les logiciels de routage…

Mais d’ores et déjà, comme le confirment les résultats des « runs » depuis cinq jours, le plateau de cette 48ème édition est pour le moins homogène et costaud : entre les multirécidivistes qui ont un podium ou une victoire d’étape au compteur, les jeunes loups qui émergent de la Mini Transat ou de la voile olympique, les revenants du Vendée Globe ou de la Volvo Ocean Race (course autour du monde en équipage), qu’ils soient hommes ou femmes (six pour cette édition), Français ou étrangers (sept cette année), la même détermination anime les esprits. Bien débuter pour bien finir…

Et si le format de ces « runs » en plein centre ville sur un fleuve aux humeurs changeantes ne détermine en rien l’issue d’une telle épreuve au large, force est de constater que les cinq finalistes représentent la diversité de la flottille : deux novices avec Tanguy Le Turquais (Nibelis) venu de la Mini Transat et Benjamin Augereau (Guadeloupe Grand Large) issu du centre de formation antillais, face à un ex-match racer Vincent Biarnes (Guyot Environnement) habitué de La Solitaire pour sa 9ème participation, à Thierry Chabagny (Gedimat) 2ème en 2006, victorieux sur une étape et cumulant quinze participations, et à Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) de retour du Vendée Globe, trois fois sacré sur La Solitaire après dix-sept participations et dix victoires d’étapes…

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