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Au jeu du qui perd gagne

Publie le 17/06/2017

505 milles restent à courir jusqu’à Dieppe pour sceller le sort de cette 48ème édition de La Solitaire URGO Le Figaro. Reposés par trois véritables nuits passées à Concarneau, les concurrents vont jeter à partir de lundi leurs dernières forces dans une bataille qui s’annonce passionnante. Analyse des forces en présence.

Sachant que le dénouement de cette Solitaire va se jouer en Iroise et en Manche, majoritairement au près et au louvoyage, tout peut arriver entre Concarneau et Dieppe. Tout mais pas n’importe quoi ! Le courant sera comme toujours dans ces coins une variable tactique essentielle mais les faibles coefficients de marée (50 à 75 de lundi à jeudi) limiteront les risques de hold-up d’un concurrent inattendu, d’autant que le vent ne devrait pas faire défaut.

Un leader, trois chasseurs, deux franc-tireurs

Alors qui peut battre Nicolas Lunven ? Son dauphin Adrien Hardy (Agir Recouvrement), distant de 24 minutes au classement général reconnaissait à son arrivée au ponton à Concarneau qu’il faudrait rendre une copie parfaite pour y prétendre, tant le skipper de Generali semble cette année maître de sa vitesse et de ses trajectoires. Avec qui plus est, l’ascendant psychologique que représente deux victoires d’étapes sur trois manches courues. Si Adrien Hardy est le mieux placé pour pouvoir inquiéter le Vannetais qui ne manquera pas de le marquer, Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) et Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance) distant d’une heure peuvent aussi prétendre encore à la victoire finale. Trois petites minutes seulement séparent d’ailleurs ces deux coureurs et la bagarre pour le podium sera nécessairement très serrée. A moins que Gildas Mahé (Agir contre la faim) ou Yann Eliès (Queguiner Leucémie Espoir) provoquent leur chance et réalisent un coup de maître… Avec respectivement 1 h 30 et 1 h 49 de retard, ça reste très hypothétique et ces deux-là ferment le ban des prétendants à la victoire finale

Neuf concurrents en vingt minutes

Entre la 7ème place détenue par l’étonnant Damien Cloarec et la 15ème, s’est agrégé un groupe de 9 marins séparés d’à peine plus de 20 minutes. Autant dire qu’aucune position n’est acquise avec dans ce lot une brochette de coureurs (Mettraux, Beyou, Macaire, Loison, Biarnès…) qui peuvent rêver d’une victoire d’ étape pour finir cette Solitaire en beauté. Deux d’entre eux seront à surveiller tout particulièrement pour l’issue du classement bizuth. Julien Pulvé (Team Vendée Formation) et Tanguy Le Turquais (Nibelis) ne sont plus séparés que d’un quart d’heure. Quelle trace psychologique aura laissé la troisième étape ratée de Julien, seule fausse note sur un parcours jusque là impressionnant ? Attention aussi qu’une course sous forme de match racing ne laisse trop d’ouvertures à Pierre Leboucher (Ardian), troisième et à moins de 45 minutes de Julien…

Un mot pour conclure sur trois talents que le mauvais sort a depuis longtemps condamné dans cette course au temps qu’est la Solitaire. Erwan Tabarly (Armor Lux) s’est révélé assez joueur sur la troisième étape et même si ça ne lui a pas réussi, il n’aura rien à perdre encore une fois au départ de Concarneau. Anthony Marchand (Ovimpex Secours populaire) et Thierry Chabagny (Gedimat) sont exactement dans le même cas, eux qui ont montré une fois de plus dans la troisième étape qu’ils avaient le talent pour jouer aux avant-postes.

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