FRENG

Actualités

Beyou battu, pas abattu

Publie le 07/06/2017

Il fait figure des grands perdants de la première étape de La Solitaire URGO Le Figaro : auteur d’un départ raté, puis victime d’une avarie d’étai creux au passage du front, Jérémie Beyou a pris la 19e place à Gijon. S’il sait ses chances de victoire désormais quasi-nulles, le skipper de Charal compte se battre pour remonter au classement.

“J’avais oublié qu’en Figaro, on pouvait avoir des problèmes techniques…” A peine débarqué sur la terre ferme à 2h dans la nuit de mardi à mercredi, Jérémie Beyou avait un peu de mal à réaliser qu’après l’accumulation de pépins rencontrés lors de son dernier Vendée Globe, terminé sur la troisième marche du podium en janvier, il pouvait se retrouver à la merci de pareilles mésaventures à l’échelle inférieure de son Figaro Bénéteau. En l’occurrence la casse de l’étai creux de son génois, à savoir les gorges permettant d’enfiler ce dernier et de le faire glisser pour le hisser ou l’affaler.

“Quand j’ai essayé d’affaler le foc dans 45 nœuds, il s’est envolé et est tombé dans l’eau, sous la quille, racontera-t-il. J’ai fait une marche arrière puis un empannage pour essayer de le récupérer, c’était assez scabreux. J’ai réussi finalement à le ramener, je me demande encore comment je l’ai récupéré. J’ai alors essayé de le renvoyer, mais rebelote, il est de nouveau tombé. Impossible alors vu les conditions de retenter quoi que ce soit, j’ai du coup été contraint de naviguer toute la nuit sous grand-voile seule à 6 nœuds, ce qui m’a coûter pas mal de places au classement.” Du coup, plutôt que de ressasser et en attendant de profiter de conditions plus maniables pour réparer et hisser de nouveau, le triple vainqueur de La Solitaire URGO Le Figaro est parti se reposer à l’intérieur de son bateau, d’où des traits bien moins tirés que certains de ses concurrents à l’arrivée à Gijon.

Mais à l’arrivée une 19e place très loin de ses aspirations de départ. Qui s’explique par cette avarie, mais pas seulement, Jérémie Beyou, qui a toujours eu du mal avec la première étape, ne fuyant pas ses propres responsabilités : “J’ai pris un mauvais départ. Quand tu es derrière, il y a plein de gens qui se font un malin plaisir à ne pas te laisser passer, j’ai pris les noms ! Après, j’ai eu une petite occasion de revenir avant la bouée BXA, mais j’ai tout fait à l’envers, celle-là, elle est pour moi !” Relégué à 1h44 de Nicolas Lunven (Generali), que peut-il espérer de la suite de cette 48e édition ? “Il va falloir déjà revenir dans les dix à la prochaine étape. Si je suis dans les dix à Concarneau, on regardera plus haut, mais il ne faut évidemment pas regarder vers la première place.” Et l’intéressé de conclure en puisant dans ses souvenirs : “Cela m’est déjà arrivé de mal débuter une Solitaire, je me rappelle d’une étape ratée à Porto, j’avais quand même réussi à terminer quatrième au classement général (cinquième en réalité, en 2013, ndlr) en me fixant à chaque étape l’objectif de gagner des places au général. Ça ne va pas être facile, mais je vais m’y atteler.”

Tags

No tags were found

Share

Contenus similaires