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Ce qu’ils ont dit à l’arrivée

Publie le 23/06/2017

Yeux rougis, premiers pas hésitants... Après quatre nuits de sommeil, les Solitaires racontent une étape d'anthologie, une de celles qui font la légende de la Solitaire.

Nicolas Lunven – Generali – Vainqueur de La 48e édition de La Solitaire URGO Le Figaro

« Quand on a envoyé les spi à Wolf Rock, le scénario a changé. Je me suis mis a allerété super vite, j’étais bien inspiré à faire pas mal de bons coups, à revenir sur les bateaux les uns après les autres. Finir 4e à Dieppe et gagner c’est génial ! Encore à Dieppe ! Mais en 2009, c’était une victoire surprise pour moi. C’est un grand soulagement, ce sont des années de travail, j’y pense tous les jours, je suis très ému. C’est probablement ma plus belle victoire tellement il y a eu de travail en amont depuis 2010. Ca fait du bien de couper la ligne ! Adrien a été égal à lui même avec tout le respect que je lui dois, il a tenté tous les coups qui lui sont passés par la tête avec un taux de réussite anormalement élevé pour un être humain. Il en a fait un de trop en approche de l’île de Wight, il a perdu un peu. Je me suis retrouvé dans
le tableau arrière de Macif et de Bretagne Crédit Mutuel, j’étais moins inquiet. Toutes les victoires sont difficiles, c’est de l’énergie, du temps, de
l’investissement qu’on met pour y arriver… Celle-ci je vais plus la savourer que ma première en 2009. Je gagne deux étapes, je fais 3e et 4e sur les deux autres. C’est le plus beau moment de ma carrière sportive. »

Charlie Dalin (Skipper Macif 2015), vainqueur de la 4ème étape

« Je suis fatigué mais content de cette victoire d’étape. C’était une longue étape, je suis content de gagner celle là, c’était la plus longue de cette Solitaire. Je suis bien parti, j’ai rapidement pris la tête avant la première marque, et après j’ai souvent repris la tête. Ça revenait par derrière, j’ai tenté le maximum, malheureusement c’est pas une étape où ça partait par devant, à chaque fois que j’étais en tête, les groupes revenaient, il a fallu remettre le couvert un paquet de fois. Ca s’est joué dans la trans-manche ou j’ai envoyé le spi. C’est vraiment l’envoi du spi en premier qui m’a permis de doubler les autres et de raccrocher Alexis, ça s’est fait à la fin entre Antifer et ici. Au début c’était vraiment le podium qui m’importait, Sébastien a très bien « tactiqué » puisqu’il m’a emmené du bon coté avec lui donc ça nous a permis de doubler Alexis. Coup double c’est parfait. Moi, plus les courses sont longues mieux ça me va. Je crois que je n’ai plus besoin de prouver ça. Plus je passe du temps en mer, plus c’est difficile, plus ça me plait, et ça marche ! Si toutes les étapes de La Solitaire faisaient 4 nuits ce serait peut être un petit différent on ne sait pas. Je suis content de terminer cette Solitaire sur une bonne note. Chez moi en Seine Maritime c’est parfait. C’était une belle édition, complète, avec pleins de contions météo différentes, du vent très fort sur la première étape, de la molle extreme sur celle-là pendant des heures et des heures. Les deux premières étapes j’étais un petit moins percutant, j’ai perdu le temps qu’il ne fallait pas. Mais je retiens que c’était une édition complète, une très belle Solitaire «

Justine Mettraux (Teamwork), 9ème de l’étape, à 10’ du leader.

« Elle était dure cette étape. Je me suis accrochée. On avait réussi à faire un bon trou au début et puis c’est reparti de zéro. Même ceux qui étaient en tête on est reparti pire que tout le monde je crois. Il a fallu refaire le job et c’est cool que ça se soit bien passé au final. L’année dernière j’avais de bonnes bases mais je n’avais pas réussi à concrétiser, j’étais arrivé fatiguée. J’ai vraiment fait attention cette année à bien me reposer avant La Solitaire. Tu te rends compte que c’est tellement plus facile de durer. Surtout quand ça se passe bien, dans l’esprit c’est tellement plus facile que lorsque ça commence à mal se passer. Le moral, ça joue beaucoup. Cette étape était un peu longue, mais il faut faire avec ce que l’on a. Ça a été assez varié, on a eu un peu de tout. Je suis contente d’arriver à Dieppe en tout cas. Il était temps qu’elle sça se termine et j’avais un peu en tête le général. Je savais que je pouvais gagner une place en mettant Damien Cloarec derrière et qu’il ne fallait pas que Xavier (Macaire) finisse trop loin devant… Je crois que ce que je pouvais assurer, j’ai assuré, donc je suis contente.

Adrien Hardy – Agir Recouvrement – 2e au classement général, à 34mn 32s du premier

« C’est vraiment dur. Je rêvais de victoire, pour moi et pour mon sponsor, cela fait dix ans qu’ils sont à mes côtés, j’avais envie de gagner… Je suis tellement
fatigué, j’ai tellement tout donné sur ces quatre jours. J’ai adoré cette Solitaire ! Quand on passe Wolf Rock, je sens qu’il y a une vraie carte à jouer, je pense que Nico (Lunven) n’était pas si fier que ça. Sur cette étape, c’est toujours revenu par l’arrière… J’en ai profité certaines fois. La flotte s’est toujours retassée. Cette étape était superbe, quatre nuits sans dormir ! Cette course est géniale… Nicolas (Lunven) m’a mené la vie dure, il a gagné il a été super fort, il s’est un peu affolé à un moment, il y a eu tellement de renversement de situations. Il se passe plein de choses dans la tête, c’est super positif tout ça ! A la fin, j’ai fais des supers trucs, j’avançais vite, j’étais encore plein d’espoir. J’ai adoré. »

Sébastien Simon (Bretagne Crédit Mutuel Performance), 2ème de l’étape à 3 ‘ du leader

« J’ai le droit de revenir l’année prochaine avec ce bateau. C’ était officieux mais là, je peux le dire. Donc, l’année prochaine, j’aurais moins la prétention à dire que je viens pour gagner. C’était une étape hyper dure, je suis tombé souvent au classement et je suis toujours remonté, C’était compliqué nerveusement. Au final, je ne me suis pas trop énervé. Pourtant quand au bout de deux jours, on t’annonce le classement et que tu es encore devant la maison avec 400 milles à faire, c’est assez déprimant. Sur la côte Sud anglaise aussi, c’était dur aussi, je ne comprenais pas pourquoi ils n’empannais pas. je me suis senti un peu seul et finalement, je suis parvenu à revenir dans le match. Je n’ai rien à regretter pour le général. C’est une belle 4 ème place car il y a peu d’écart avec Charlie. Et puis, j’ai l’habitude des médailles en chocolat ! »

Alexis Loison (Custopol), 5ème de l’étape à 5’ 15 du leader.

« A Antifer, j’ai empanné un peu tôt et ils ont filé à l’intérieur. Je m’étais fait avoir à l’inverse une précédente édition. De toutes façons, je n’avais pas la vitesse pour contrôler. C’est bizarre parce que le long de l’Angleterre, j’avais une carbu de folie et là,ça n’allait plus. Je crois qu’en fait j’étais cramé, je n’avais plus d’énergie. J’ai des regrets mais je suis globalement content de mon étape. Je suis parti dernier et je remonte en tête. Si on m’avait dit au départ que je ferai 5ème, j’aurais pris tout de suite. Cette étape était belle, peut-être la plus belle en douze ans de Figaro. Je suis contient d’avoir fait partie des animateurs.»

Yann Eliès (Queguiner, Leucémie Espoir), 6 ème de l’étape à 8’ 08 du leader

« Ce qui est bien sur les étapes longues, c’est qu’au final, c’est toujours les mêmes qui sont devant. Ils arrivent toujours à se sortir des pièges et ça évite les petits coups de Trafalgar. C’était technique et y avait des coups à jouer donc je m’en sors. C’est quand même bien que ça se termine ! C’est quand même une Solitaire difficile pour moi. Je m’en sors pas si mal mais je l’ai mal vécu. Si je reviens, il faudra que ce soit dans d’autres conditions, avec plus de fraîcheur d’entraînement. C’est vrai que je suis frustré, j’ai pas l’habitude de naviguer comme ça. Je vais pas très vite, donc je tape dans les coins etça marche pas. Les choses se mettent pas en place comme je l’aurais souhaité. Un grand bravo en tous cas à Nicolas, impérial : placement impeccable, grosse maîtrise du support, il nous a épaté »

Xavier Macaire (Groupe SNEF), 7ème de l’étape à 8’ 25 du leader

« Longue étape, balèze, très intéressante. La pétole était costaud mais c’était intéressant, car rien n’était rédhibitoire. On a fait beaucoup de spi et ça c’était cool, je me plaignais qu’il n’ y en avait pas assez sur les autres étapes J’ai eu des hauts et des bas, surtout en vitesse. Hier après-midi, j’ai perdu dix places comme ça je devenais fou. Cette nuit, c’était mieux, j’ai rattrapé pas mal de concurrents, j’ai fait un envoi de spi au bon moment. J’étais en phase. Je surveillais pas mal les concurrents autour de moi au général. Sur cette Solitaire, j’étais venu chercher mieux, mais ça ne dépend pas que de l’envie. Il faut faire beaucoup moins d’erreurs que ce que j’ai fait. Et donc il faut se remettre au travail ! ».

Anthony Marchand (Ovimpex. Secours populaire) 10ème de l’étape, à 13’ 59 du leader.

« En première partie de Manche, j’ai fait un mauvais choix tactique en me positionnant dans l’Est. Après, le long de l’Angleterre, c’était pas simple au niveau tactique avec la météo annoncée qui n’était pas raccord avec la réalité. En vitesse, j ai connu des moments difficile. la déchéance !j’avançais plus une cacahuète. Je me faisais passer par tout le monde. Là, ça voulait pas. Heureusement que je reprend quelques bateaux à la fin, ça compense un peu. C’était une étape longue, mais pas si dure que ça. Beaucoup moins que la première par exemple. On n’a mis l’ancre qu’une fois. Au final, je suis pas mécontent de cette Solitaire. Trois fois j’ai été en tête sur trois étapes différentes, ça veut dire que je peux faire des choses. J’ai progressé, c’est clair, mais j’ai pas réussi à transformer ça. Ce qui me manque ? Une autre Solitaire ! Et puis, y a encore des courses dans la saison, place au Tour de Bretagne ! »

Thierry Chabagny (Gedimat), 3ème de l’étape, à 4’ du leader.

« Je reviens de si loin ! A ce niveau là, c’était même plus de la peur, c’ était du désespoir. J’ai eu des soucis de positionnements en baie d’Audierne, je me suis retrouvé vraiment dans les derniers. Heureusement, pour moi, c’était une étape à rebondissements. J’ai réussi par opportunisme et aussi par chance à revenir. Je savais que le phénomène qui arrivait était dans l’ouest, donc j’ai suis allé et ça m’a remis en selle. Sous l’Angleterre, on était assez focalisé sur le vent mais fallait pas oublier la marée. Quand ça pousse à trois noeuds, même quand tu avances il faut se poser des questions et remettre le courant au dessus de la pile. Nico, arrive cette année à faire ce que peu de gens parviennent à faire. Gagner et gagner encore. C’est ce que disait Mohamed Ali à son second championnat du monde : « plus dur que gagner c’est gagner encore. » Il le fait avec la manière et on ne peut être qu’admiratif “

Julien Pulvé – Team Vendée Formation – 1er bizuth – 11e au classement général à 2h 35mn


« C’est une belle journée (Julien fête aujourd’hui ses 32 ans, ndlr) ! Cette Solitaire est au-delà de mes espérances. Je suis hyper content ! Je m’étais fixé le classement Bizuth, essayer de faire un podium. C’est une découverte. J’ai eu mon bateau il y a 5 mois et avant je n’avais jamais fait de Figaro. Je me suis beaucoup entraîné dans le temps imparti et je suis fier du boulot que l’on a fait avec le Team Vendée. Je retiens plusieurs choses. Premièrement l’exigence de cette course : être tout e temps à fond sur les réglages du bateau, tu perds 4 places en 4 minutes que tu avais gagné en une journée… Ensuite, le rythme à bord, les toutes petites siestes, le « pas de dodo », il faut barrer tout le temps. Il y a aussi les moments où tu hésites. On tu te demandes : est-ce qu’il faut que je vire maintenant ? Est-ce que j’attends 1 minutes ? Et en fait, la minute où tu attends, c’est une minute de perdu au final. J’espère être là l’année prochaine ! »

Sophie Faguet – Porsche Corben – 23e au général à 4h 42mn

« J’étais souvent dans le bon paquet, même si je me suis fait décrocher à un moment, et cette fois-ci je n’ai fait que de ré-attaquer, surtout la dernière journée, j’ai surtout rien lâché. Avec Anthony (Marchand) on a fait un coup un peu à l’envers sous l’ile de Wight. Mais on n’a pas lâché pour autant. D’ailleurs c’est bien de l’avoir à côté de moi parce que ça m’a permis de cravacher sans rien lâcher. Plutôt contente cette fois ci de l’arrivée, enfin une place dans les 20, même si ce ne sont pas les places où j’ai pu être à certains moments dans la régate, au moins c’est satisfaisant.
Les 3 premières étapes étaient un peu frustrantes effectivement parce qu’il y avait vraiment du très bon. Mieux que les autres années, mais jamais concrétisées. Et là, pour le coup, sur cette dernière étape je suis entièrement satisfaite, je sais qu’il y a des coups tactiques que j’ai un peu ratés, mais au moins j’aurai essayé des trucs. Et surtout, il y a des progrès sur le bateau, j’ai trouvé de nouveaux réglages, j’ai validé des choses, j’espère que ça servira pour plus tard. »

Gildas Mahé – Action Contre la Faim – 5e au général à 1h35

« Le truc, c’est que j’ai moins navigué que les autres, je connais moins les angles du bateau aussi, et du coup j’ai hésité plusieurs fois à mettre le petit spi cette nuit. Le premier qui a envoyé le petit spi, c’est Charlie et il ressort en tête au bout.
Elle était longue cette étape… Mais surtout je n’ai jamais vu autant de pétole aussi longtemps ! Sans qu’il n’y ait une ride qui rentre quelque part, c’était surréaliste. Je suis très content de ma Solitaire, si j’avais su je n’aurais pas hésité à venir, j’aurais signé tout de suite.
3 manches dans les 10, une manche de 2… Bon j’aurai bien aimé faire une longue manche bien mais bon c’est comme ça. J’essaie de m’accrocher à ne pas prendre de risques stratégiques et ça marche ! Et puis je ne me suis pas entrainé cette année, je n’ai pas eu le temps de naviguer…
J’ai vachement repris confiance, revenir au reaching sur Lulu (Nicolas Lunven) et Charlie (Dalin), pour moi c’est du jamais vu ! Donc ça veut dire que si je m’y attelle j’y arrive comme les autres. Mais malgré le manque de moyen et le manque d’entrainement, au final le classement est bon.
Matériellement j’étais bien, le bateau est bien, Incidences m’a prêté des belles voiles, donc j’étais très correct en matos. Mais c’est le manque d’entraînement qui m’a pesé.
Je me suis éclaté. Tu navigues sans pression, tu ne dois rien à personne. Globalement ça marchait bien, j’étais bien placé tout le temps. Sauf la deuxième où il a fallu remonter. Mais j’étais ravi.
Faut que je revienne l’année prochaine, avec de l’entrainement à fond. J’ai vu que je pouvais accrocher les meilleurs, à condition d’y travailler. »

Damien Guillou - Domino’s Pizza – 34e au général à 10h 19mn

« J’étais content, enfin une étape correcte au moins pour finir. Parce que c’est vrai que la première j’ai abandonné sur la déchirure, les deux autres je n’ai pas réussi à sortir du milieu de paquet. Et là, c’est un petit mieux, donc du coup je suis content de finir là-dessus. Moi j’ai régaté toute l’étape, il y a des moments où j’étais moins bien, ça a vachement bougé, mais je me suis battu pendant toute l’étape et c’était top, j’ai pris vachement de plaisir. Par contre je suis bien crevé maintenant.
Il y a un paquet de 20 bateaux qui est toujours devant, où c’est assez fermé en fait, et après il y a l’autre groupe. Ça tourne dans ce paquet de 20 bateaux. Si t’es dedans c’est bon, la porte est ouverte, et si tu n’es pas dedans cela devient compliqué.
Je suis content, c’est un projet qui s’est fait hyper tard, on a trouvé un sponsor 3 semaines avant le départ, donc j’étais parti pour ne pas faire La Solitaire. Je suis content, c’est vraiment dommage la déchirure sur la première étape, mais bon après c’est comme ça. Moi j’ai régaté, les 3 étapes que j’ai faite je me suis amusé, y a eu des bonnes choses et du coup ça donne de suite envie de revenir et avec du temps pour se préparer et faire les choses propres.

Damien Cloarec – SafeRail – 10e au général à 2h 35mn

« C’était magnifique, il y a eu des rebondissements dans tous les sens, et ça n’a jamais arrêté. Mais je crois que c’est comme ça tout le temps sur la Solitaire du Figaro. Le niveau est vraiment monté par rapport à l’année dernière, il y avait vraiment du match. Je suis un peu déçu, parce que je n’ai pas été tout le temps très bon. En fait, c’était dur parce qu’il fallait trouver les moments pour dormir et j’ai l’impression d’avoir dormi aux mauvais moments. Et ce matin, la grosse boulette, avec la fatigue, j’ai fait un cocotier comme je n’ai jamais fait de ma vie, dans la balancine, dans l’étai, enfin la totale. Je me suis retrouvé devant avec 25 nœuds de vent, donc je n’ai pas fait le malin.
Mais déjà, si on m’avait dit que je serai au départ de La Solitaire cette année j’aurai été ravi. Et puis je rentre dans les 15, c’est juste parfait.
Je crois que je fais une belle Solitaire. Vivement l’année prochaine !
Je retiens l’intensité, j’ai pris du plaisir à naviguer donc ça c’est top. En étant conscient de la chance qu’on a d’être là. Je trouve qu’on l’oublie trop souvent, quand on s’entraine, on est tous au taquet, et c’est important de ne pas oublier de prendre du plaisir.
Elle est trop belle cette course, j’avais dit que c’était une drogue l’année dernière mais là c’est définitivement une grosse drogue. »

Benjamin Dutreux - Sateco - 12e au général à 2h39mn

“Il y a eu des belles choses mais à la fin j’en pouvais plus. J’ai fait n’importe quoi comme on dit. Du grand Mendes ! À partir d’Owers, j’ai tenté de repartir par dessous pour essayer de recoller la tête et j’aurais pas du parce que j’étais pas trop mal, donc ça ne servait à rien. Même après j’étais toujours dans le bon paquet le long de l’Angleterre, j’étais parti au Nord moi. Ça pouvait être pas mal et j’ai voulu gagner encore plus, ce qui était une erreur parce que je ne pensais pas qu’il fallait être autant reposé pour le bord de portant qui arrivait. Et j’ai tiré, tiré, et j’avais du mal à prendre des décision lucides…

Il y a eu des bonnes chose, c’était une super édition, moi j’ai adoré, on a eu plein de conditions hyper différentes. Là, on a fait une étape de folie mine de rien avec je ne sais pas combien de temps dans la molle et 4 nuits en mer. Enfin j’ai adoré, c’est ma plus longue étape. Enfin quand je perds des places je suis pas forcément heureux sur l’eau, mais là j’ai adoré être sur l ‘eau.

Maintenant plusieurs jours en mer ça ne me dérange plus, c’est cool. Et puis je me dis que c’est une régate longue distance La Solitaire du Figaro, c’est ça qui est cool, il y a tout le temps un mec à côté de toi avec qui tu peux jouer. Moi c’est ça qui me plait.

Oui je vais forcément être déçu du résultat final mais après je sais ce qu’il faut travailler l’année prochaine, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour me préparer. J’espère qu’on se retrouve l’année prochaine, mais c’est en bonne voie.”

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