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Coup de Trafalgar à Sein

Publie le 13/06/2017

Coup de théâtre au passage de la bouée Occidentale de Sein ! Le leader Sébastien Simon, bien installé en tête de la course depuis la première nuit dans le golfe de Gascogne, s’est fait piéger par une grosse molle à quelques encablures seulement de la marque de parcours de cette deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro. Désormais, c’est le jeune Pierre Quiroga qui mène le bal !

Mais que s’est-il donc passé en cœur de cette troisième nuit de mer ? Tout semblait sous contrôle pour Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) qui enclenchait le premier son virement de bord en fin d’après-midi devant Audierne avec un bon mille d’avance sur Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) et plus de deux milles sur Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM-CS) et le bizuth Julien Pulvé (Team Vendée Formation)… Et à dix milles derrière le leader, le deuxième groupe emmené par Adrien Hardy (Agir Recouvrement) et le Tchèque Milan Kolacek (Czeching The Edge) butait sur la pointe de Penmarc’h dans une brise de Nord-Ouest huit nœuds…

Cent cinquante milles à courir…

Mais alors que le soleil se couchait à l’horizon et que la bouée Occidentale de Sein n’était plus qu’à deux petits milles, le vent s’envolait presque totalement au large du phare d’Armen pour les leaders qui se regroupaient face au courant de marée descendante… Arrêt buffet pour les premiers et encore de la brise pour les poursuivants : la situation était plus que confuse pour le leader complètement arrêté au point que ses dauphins firent quasiment demi-tour pour éviter cette zone de molle qui présageait une grosse rotation de la brise au secteur Nord, puis Nord-Est. Le danger arrivait par derrière lorsque Adrien Hardy et Milan Kolacek suivis d’une meute de solitaires, déboulaient à plus de six nœuds en longeant la Chaussée de Sein !

Le phénomène ne dura qu’une petite heure, mais fut suffisant pour chambouler tous les plans et surtout la hiérarchie au passage de l’Occidentale de Sein… Erwan Tabarly (Armor Lux) qui concédait cinq milles à Sébastien Simon au coucher du soleil, se retrouvait en tête d’une flotte qui s’était franchement regroupée : le vent de Nord-Est s’installait progressivement à l’avantage des poursuivants, mais dès que la bouée Occidentale de Sein était parée, les leaders pouvaient envoyer le spinnaker, du moins quelques heures. Car vers 2h30, la brise prenait de plus en plus une composante Nord-Est et les skippers préféraient affaler la voile pour un long bord de débridé.

Tous ? Non : le jeune Pierre Quiroga continuait au largue serré et glissait sous la route directe quand toute la flotte, désormais alignée derrière Erwan Tabarly au passage de Penmarc’h, naviguait sous génois dans un vent de Nord-Est d’une douzaine de nœuds. Plus au large, le Méditerranéen bénéficiait moins du courant de marée montante mais avait semble-t-il plus de pression : il en profitait au lever du jour pour revenir sous génois par dessous avec un bon mille de marge sur le groupe de tête mené par Erwan Tabarly, Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire), Julien Pulvé et le leader du golfe de Gascogne, Sébastien Simon. À une bonne trentaine de milles du phare de Goulphar vers 8h00, les leaders devraient contourner Belle-Île en tout début d’après-midi, juste au moment où la brise de Nord-Est devrait décroître ! Le final vers Concarneau pourrait encore réserver des surprises…

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