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Dispersion espagnole

Publie le 11/06/2017

À peine le soleil commençait-il sa descente vers l’horizon que le vent déjà faible de Nord-Ouest, basculait vers le Nord-Nord Est provoquant une séparation de trafic : les leaders emmenés par Gildas Mahé et Pierre Leboucher partaient vers le Nord-Ouest quand d’autres glissaient plutôt vers l’Est. Mais cela ne dura qu’un temps…

Et cette cassure de la flotte a eu d’énormes répercussions sur une nuit très paisible : le vent n’excédait pas cinq nœuds dans les risées, la houle d’Ouest rendait le réglage des voiles très problématique, et les trajectoires des concurrents proches remettaient perpétuellement en cause les choix tactiques. La nuit heureusement baignée par les rayons d’une lune presque pleine, était donc particulièrement laborieuse à bord des quarante-trois Figaro Bénéteau 2 et on comptait jusqu’à 25 milles d’écart latéral entre Alexis Loison (Custo Pol) le plus à l’Ouest et Arnaud Godart-Philippe (Faun Environnement-Martinique Destination Voile) le plus à l’Est.

Chamboulement au lever du jour

Tout semblait sourire aux partisans du large emmenés par Pierre Leboucher (Ardian) et Gildas Mahé (Action contre le Faim) avec un Adrien Hardy (Agir Recouvrement) un peu moins extrême : il prenait d’ailleurs le commandement de la flotte lorsque le vent toujours faible mais jamais vraiment inexistant, basculait de nouveau. Mais c’est finalement le groupe intermédiaire qui n’avait pas voulu opter pour les extrêmes qui s’en sortait le mieux lorsqu’au lever du jour, la brise reprenait son souffle en s’orientant au Nord-Ouest à Ouest… Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) pointait alors en tête avec Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM-CS) et Martin Le Pape (Skipper Macif 2017) : ils avaient eux-aussi choisi de rester au centre.

Et cette nouvelle configuration météorologique ne donnait aucun avantage aux partisans de l’Ouest qui ramaient encore sous le front dégénéré quand les leaders s’échappaient par le centre et que les afficionados de l’Est tels Yann Éliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) ou Jérémie Beyou (Charal) étaient relégués à près de dix milles ! Avec le zénith qui approchait, la flotte se re-compactait mais surtout au détriment des extrêmes et tel un vol de canards, formait un grand « V » à plus de 6,5 nœuds de moyenne… à 400 milles de l’arrivée en début d’après-midi !

Alexis Loison qui avait tenté l’extérieur se retrouvait en queue avec près de 20 milles de retard… Mais il y a encore bien du maille avant d’apercevoir Concarneau puisque la bouée de la Chaussée de Sein était à plus de 150 milles en ligne directe, une trajectoire que ne pourront pas suivre les quarante-trois solitaires de la deuxième étape de La Solitaire URGO le Figaro en raison et du vent de Nord-Ouest et des zones interdites pour cause d’essai de missile ! Ce long louvoyage vers la Bretagne n’a pas fini d’apporter son lot de surprises.

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