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La possibilité d’une île

Publie le 13/06/2017

Alors que les premiers solitaires sont déjà aux abords de la côte Sud de Belle-Île, les prévisions météorologiques annoncent qu’une zone de calmes devrait s’installer sur les îles du Morbihan durant plusieurs heures… Juste au moment où les leaders devront entamer leur tour de l’île avant de remonter vers Concarneau : de quoi provoquer un regroupement et de bouleverser encore la hiérarchie !

Il devient de plus en plus probable que le tour de Belle-Île va provoquer une nouvelle redistribution des cartes en ce tout début d’après-midi ! La possibilité que le vent s’écroule alors que les premiers solitaires atteignent la pointe du Skeul, au Sud-Est de l’île, associée à la renverse du courant de marée qui remonte depuis 14h00, c’est-à-dire devenir contraire pour rallier Concarneau, risque fort de relancer cette deuxième étape de La Solitaire URGO Le Figaro…

Le bagne à La Galère

En effet, la conjonction de calmes, d’un courant de marée encore puissant et d’une bascule franche au Nord-Ouest laisse entendre que les quarante-trois skippers en mer vont devoir subir un passage à vide très dur. Dur parce la nuit dernière a déjà été tranchée quand le vent s’est écroulé juste avant le passage de la Chaussée de Sein ; dur parce que cela fait déjà trois jours et trois nuits que les Figaro Bénéteau 2 sont partis de Gijón ; dur parce que ce ralentissement vient après de nombreux autres lors de la traversée du golfe de Gascogne ; dur parce que les écarts entre les leaders devant sont faibles alors que le delta entre la tête de flotte et le peloton dépasse tout juste les dix milles…

Il faut ainsi s’attendre à un regroupement général du côté de Locmaria, dans le Sud-Est de Belle-Île, à proximité de la bouée La Galère, la bien nommée. Prisonniers des tentacules d’une pétole collante, les leaders emmenés par le trio Erwan Tabarly (Armor Lux), Anthony Marchand (Ovimpex-Secours Populaire) et Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) commençaient à tamponner du côté de Bangor avec des alternances d’accélérations et de ralentissements qui en disaient long sur l’engagement des skippers pour faire avancer leur monotype. Et la tentative de Pierre Quiroga (Skipper Espoir CEM-CS) parti sous le vent de la route directe pour tenter de profiter d’un flux moins perturbé n’a pas porté ses fruits : le Méditerranéen a dû se recadrer vers l’île et se contenter de la douzième place, juste devant Thierry Chabagny (Gedimat) en panne de pilote automatique depuis Sein…

Mais que va-t-il se passer lorsqu’il faudra remonter vers la bouée de La Galère ? Actuellement, la brise tient encore ses cinq à huit nœuds d’Est-Nord Est et les solitaires sont au près bâbord amures pour déborder la pointe de Locmaria où la molle s’étend jusqu’aux îles de Houat et Hoëdic… Or il y a désormais dix-neuf bateaux en moins de dix milles : il y a donc de quoi faire un grand chambardement !

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