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La préparation mentale par la visualisation et l’imagerie mentale

Publie le 19/06/2017

De plus en plus de sportifs de haut niveau, et de non sportifs ont recours à cette pratique mentale. Elle permet de mieux se connaître, de mieux sentir toutes les parties de son corps, de préparer une action précise, un geste sportif (on a tous en tête l'image d'un skieur avant une descente redécouvrir le tracé dans sa tête au sommet), d'évacuer la douleur ou tout simplement faire un voyage intérieur.

Pour tout sportif, il paraît inconcevable de se présenter à une compétition sans entrainement physique, cela paraît moins extravagant de s’y présenter sans préparation mentale.

Tous les skippers professionnels de la Solitaire Urgo Le Figaro profitent à l’année d’une préparation physique et mentale. Or, la visualisation ou imagerie mentale est une des techniques de préparation mentale.

Le corps humain est extrêmement bien fait, il a tout à sa disposition dans le corps de manière naturelle : des hormones pour s’activer, pour se calmer, des anti douleurs, des anti inflammatoires, des anxiolytiques. Il lui suffit juste de savoir s’en servir, et surtout que la communication dans le corps soit totale et non entravée par des blocages physiques, psychiques, comportementaux…

La visualisation : une aide contre la douleur

La visualisation peut se pratiquer allongé. Le sujet doit être le plus détendu possible, le plus présent possible dans son corps et à sa respiration. Pour prendre conscience de son corps, on peut s’amuser à se promener à l’intérieur du corps dans sa totalité, des pieds à la tête. Une fois que l’on est bien présent et à l’écoute de notre corps, plusieurs options sont possibles.

Pour un sportif, il peut s’agir de décortiquer le geste parfait, de le voir faire, puis d’essayer de sentir son corps le faire et le refaire, jusqu’à obtenir une fluidité, un relâchement total.

Si celui-ci a une douleur, alors cette visualisation sera plus thérapeutique, le début du processus sera le même, mais une fois obtenu le relâchement, il s’agira de porter l’attention sur la zone douloureuse ou bloquée, de l’imaginer se mouvoir correctement, de refaire circuler la zone, de l’imaginer communiquer avec les autres et petit à petit intégrer cette nouvelle capacité. Alors la circulation pourra être rétablie dans le corps, permettant à celui ci de se réguler sur le plan hormonal.

La visualisation : une aide pour améliorer sa technique

Physiologiquement, il s’agit d’un travail sur la plasticité cérébrale par l’intégration de nouveaux schémas moteurs qui doivent s’ancrer à la place d’un schéma défaillant. Jusquà 12/13 ans il est facile de créer des schémas moteurs. Passé cet âge il faut faire avec nos acquisitions. Voilà ce qui se passe pour le commun des mortels, ce qui explique qu’on devient rarement sportif de haut niveau, si le geste technique n’a pas été appris avant cette période.

Cependant, la répétition, l’entraînement et l’imagerie mentale permettent de corriger ces schémas même à l’âge adulte. Les découvertes en neuro-science montrent bien que rien n’est figé, que le cerveau a une capacité d’adaptation, de correction tout au long de la vie, très éloigné des concepts anciens qui nous donnaient un capital de neurones à la naissance qui ne faisait que décroître.

Le corps humain est une machine formidable et le cerveau en est l’orfèvre. Il n’est jamais trop tard pour modifier le programme, ce qui ouvre des perspectives extraordinaires.

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