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La Solitaire URGO Le Figaro : une course ouverte à tous

Publie le 31/05/2017

Ouverte depuis toujours aux professionnels et aux amateurs, La Solitaire URGO Le Figaro, dont le départ sera donné de Pauillac le 4 juin prochain, officialise cette année cette particularité qui fait partie de son ADN en créant un classement amateur. Ainsi, avec trois classements (général, bizuth et amateur), chaque coureur pourra se fixer des objectifs personnels et sportifs en adéquation avec son niveau.

Si la majeure partie de la flotte est composée de skippers professionnels, neuf d’entre eux, huit hommes et une femme, sont classés comme amateurs sur la 48e édition de la Solitaire URGO Le Figaro. Ces marins, qui n’ont, par définition, pas fait de leur pratique sportive leur métier, bénéficieront pour la première fois d’un classement à part entière. « Cette catégorie a toujours existé même si elle n’avait jamais été vraiment formalisée. La mixité entre professionnels et amateurs est intéressante. Ce qui fait la force de La Solitaire URGO Le Figaro, c’est justement de réunir un panel assez large de personnes sur la ligne de départ. La course n’est pas que stratégie sportive. C’est également de belles histoires de vie », rappelle Francis Le Goff, le directeur de course. « Pour être considéré comme amateur, il ne faut pas participer à l’ensemble des courses de la classe et ne pas être classé au World Sailing. Sont considérés comme amateurs ceux qui n’ont pas fait de la voile leur métier à plein temps », poursuit Francis Le Goff, qui précise que les amateurs doivent néanmoins « trouver le temps de participer aux régates de préparation pour se qualifier et prouver qu’ils sont capables de mener un bateau en solitaire sur les quatre étapes de la course. Ce n’est pas toujours évident pour eux ils ne font pas la course au rabais mais souvent, ils ont quelques difficultés à réunir des fonds et n’ont pas de préparateur. La course ne s’arrête jamais pour eux entre les étapes ».

« Nous avons décidé de lancer ce classement pour mettre en valeur les gens dont ce n’est pas le métier de naviguer, qui exercent une activité professionnelle à côté mais qui s’investissent énormément pour profiter de la course. Cette catégorie de personnes, qui viennent se frotter aux plus grands, représente près de 20% de la flotte. Le classement amateur permet de montrer à ceux qui veulent se donner les moyens d’en faire partie, que la course est accessible, tout en leur apportant une certaine reconnaissance », ajoute de son côté Yannig Livory (Lorientreprendre), amateur éclairé et impliqué. À la tête d’une pépinière d’entreprises dans le Morbihan, il est également président de la Classe Figaro Bénéteau depuis 2014, dans laquelle il est actif depuis une dizaine d’années.

Neuf amateurs au départ

Cette année, ils seront neuf à prendre le départ de La Solitaire URGO Le Figaro, dont Eric Delamare (Région Normandie), qui réalise enfin son rêve de gosse. « J’ai eu la chance de pouvoir embarquer sur un des bateaux d’encadrement l’an dernier. Après avoir vécu la course de l’intérieur, y participer est passé du statut de rêve à celui d’objectif. J’avais d’ailleurs profité de la présence de Gildas Mahé pour lui demander plein de conseils, que j’ai noté dans un carnet. J’y vais pour apprendre et me faire plaisir, et si je fais un résultat au classement bizuth ou amateur, ça sera du bonus », raconte ce lycéen de 18 ans, qui a dû concilier études et entraînements. Sélectionné pour bénéficier du dispositif « Jeune Talent Normand », pendant deux ans, il a pu bénéficier d’un aménagement de son emploi du temps. « J’étudie à Caen, il n’y a pas de centre d’entraînement proche de chez moi. Je me suis entraîné à Lorient Grand Large cet hiver et j’ai fait des sorties en solo le week-end dès que j’en avais le temps. J’ai travaillé sur la météo avec un coach en parallèle. Avoir intégré le Pôle Normandie Espoir me permet de passer mon baccalauréat en septembre et de me libérer de mes obligations scolaires quand j’ai des impératifs sportifs ».

Pour Marc Pouydebat (Auto Malin), kinésithérapeute de profession, s’aligner au départ de la course n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. « J’ai du tout d’abord m’assurer de trouver un
remplaçant qui veuille bien assumer mes trois mois d’absence. J’ai arrêté le 1er avril, et je ne reprendrai le travail que le 25 juillet », explique-t-il. Pour lui comme pour la majeure partie des amateurs engagés sur la course, la recherche de partenaires n’a pas non plus été évidente. « C’est compliqué de chercher des partenaires quand on travaille en profession libérale, avec des journées de 10 heures. J’ai passé de nombreuses soirées à envoyer la présentation de mon projet par e-mail à des entreprises, à prospecter et à relancer. Ce n’est pas le meilleur moyen de trouver mais je n’avais pas d’autre alternative ». Pour engranger quelques milles avant l’épreuve, le local de l’étape a dû également trouver du temps dans son emploi du temps bien chargé. « Je me suis entrainé à Saint-Gilles-Croix-de-Vie avec le Team Vendée, à 3h30 de route de chez moi. Et là aussi, ça demande toute une organisation ». Selon lui,
« avoir un classement amateur est assez original. Je viens surtout pour me frotter aux ténors de la classe. Je ne vais pas calquer ma course sur les autres amateurs pour essayer de bien figurer sur ce classement. Après, la course, c’est la course, advienne que pourra ».

Avec le classement amateurs, les neuf solitaires en lice dans la catégorie auront une opportunité supplémentaire de se démarquer et de briller sur La Solitaire URGO Le Figaro.

Les neuf amateurs de l’édition 2017

  • Yanning Livory (Lorientreprendre)
  • Benjamin Augereau (Guadeloupe Grand Large)
  • Nathalie Criou (Richmond Yacht Club Foundation)
  • Hugh Brayshaw (The Offshore Academy)
  • Yves Ravot (Hors La Rue)
  • Eric Delamare (Région Normandie)
  • Marc Pouydebat (Auto Malin)
  • Axel De Blay (Botte Fondations – Naho Consulting)
  • Théo Moussion (#theonefigaro)

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