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Les 43 solitaires à Gijón !

Publie le 09/06/2017

Avec l’arrivée de Marc Pouydebat, en mode convoyage depuis La Rochelle, ce matin aux alentours de 9h, l’effectif de la 48e Solitaire Urgo Le Figaro est désormais au complet dans le port espagnol. Erwan Tabarly, Anthony Marchand et Damien Guillou sont, eux, arrivés la nuit dernière. 37e ex aequo au classement général provisoire avec un retard considérable sur les premiers, ces marins qui ont connu de sérieuses avaries gardent la « positive attitude » et sont parés à repartir demain cap pour la deuxième étape vers Concarneau.

Marc Pouydebat, Auto Malin

« Ca été rock’n roll à Rochebonne. J’avais pourtant fait un début correct pour mon niveau de jeu. Tout s’est ensuite enchaîné dans le mauvais sens après avoir constaté une déchirure dans ma grand-voile… J’ai donc fait route vers La Rochelle en me disant que je retrouverai la flotte à Concarneau car je n’imaginais pas pouvoir rallier Gijón dans les temps pour prendre le départ de la deuxième étape. Et en fait mon préparateur était remonté à La Rochelle, ça m’a fait chaud au cœur. Tout s’est super bien organisé pour réparer les voiles chez Incidences. Mon associé m’a proposé de descendre le camion afin que je puisse convoyer mon bateau avec Guillaume mon préparateur. Les voiles arrivent ce soir, ça me fait vraiment plaisir. Du coup je me sens quand même reposé et plutôt frais pour repartir. »

Damien Guillou, Domino’s Pizza

« Ce qui m’a gêné, c’est qu’on savait qu’on allait se prendre 50 nœuds de vent et qu’il y aurait des soucis. Heureusement, finalement peu de bateaux ont été touchés. Aujourd’hui, j’essaye de ne pas perdre d’énergie dans l’énervement. Je suis là, je n’ai plus de classement général à jouer. Je ne suis pas le seul. J’étais dans l’action pour faire réparer la grand-voile, revenir à Gijon, et je commence à seulement à me projeter dans la deuxième étape. Cela ne change rien finalement. Je ne vais pas taper dans les coins, je vais naviguer comme je l’aurais fait si je pouvais encore jouer le classement général. »

Erwan Tabarly, Armor Lux

« Je suis forcément déçu. Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas chômé, je ne me suis pas trop posé de questions, car il a fallu réparer et repartir au plus vite. Il reste trois étapes, et même si le général est foutu, il reste à jouer la victoire d’étape. C’est mon objectif sur les trois dernières manches. Je suis content d’être là, j’aurai pu perdre le mât ! Donc je positive. Je n’ai plus la pression du classement général, je vais donc tenter des choses sans trop changer ma façon de naviguer. Mais je ne ferai pas n’importe quoi. Je suis bien motivé pour transformer cette Solitaire qui démarre mal en belle Solitaire ! Les avaries de mer font partie de l’Histoire de la course. »

Anthony Marchand, Ovimpex - Secours Populaire

« Je suis déçu de ne plus jouer le général. C’est fait, je ne peux plus revenir en arrière. Maintenant, je vise trois belles étapes et je veux montrer que j’aurai pu être aux avant-postes. On navigue différemment quand on n’a plus de pression, mais il ne faut pas trop optionner non plus. Je vais naviguer comme si j’avais le général en vue. J’ai la positive attitude, de toutes façons, je n’ai pas le choix ! »

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