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Les anges gardiens des bonshommes et des bateaux

Publie le 18/06/2017

Ils sont à la fois plongeurs, mateloteurs, mécaniciens, informaticiens, stratifieurs et psychologues ! Les préparateurs des bateaux sur La Solitaire URGO Le Figaro jouent un rôle fondamental sur la performance et la sérénité des marins. Un métier qui se professionnalise de plus en plus avec de nouvelles formations qui voient le jour. Retour sur une table ronde improvisée sur les pontons de Concarneau…

Il y a les anciens de La Solitaire. Ceux qui ont écumé les pontons de l’hexagone et partagé d’innombrables bons et mauvais moments avec les skippers. Ceux pour qui le Figaro Bénéteau 2 n’a plus aucun secret à livrer. Et il y a les p’tits jeunes qui débarquent, fraîchement sortis de leur formation. « Avant, il n’y avait pas de formation. Etait préparateur celui qui savait naviguer, cherchait un job d’été. Depuis quelques années, skippers et préparateurs se sont professionnalisés, pour certains c’est même un job à l’année. » explique Guillaume, dit Guigui, en charge du Figaro Bénéteau 2 de Justine Mettraux. Henri, par exemple, bosse pour Xavier Macaire. Il a effectué 3 mois de formation à Lorient, initiée par Lorient Grand Large. « Après 5 ans de charter aux Antilles, j’ai voulu me former et intégrer le réseau de la course au large. J’ai été formé sur plusieurs modules comme le matelotage, le composite, l’électronique et passé mon diplôme de plongée… » raconte Riton, en plein graissage de winch. La professionnalisation, l’organisation parfaitement huilée des préparateurs expérimentés, permettent à certains de pouvoir gérer deux bateaux, comme Paulo qui s’occupe de Simon Troel et de Pierre Le Boucher.

Bizuth cherche préparateur confirmé, voire coach !
Ronan a roulé sa bosse dans l’équipe de Spindrift et de Groupama Team France entre autres… Il a été appelé par Nathalie Criou, nouvelle venue dans la classe, assoiffée d’apprendre. « C’est plus que de la préparation de bateau avec Nathalie, il y a aussi de l’encadrement, du coaching. C’est super intéressant. J’ai plutôt travaillé sur la sécurité et la fiabilité du bateau, plutôt que sur la performance » confit Ronan qui n’hésite pas à donner quelques conseils à la jeune femme, comme celui de se mettre debout dans le bateau pour ne pas s’endormir, de manger des protéines… Tous s’accordent à dire que le lien avec le marin est gage d’une préparation réussie. Il y a les marins ultra exigeants, comme Thierry Chabagny ou Adrien Hardy, ceux qui sont super confiants comme Alexis Loison, et les bizuths qu’ils faut manager pour être sûr qu’ils n’oublient rien le jour du départ !

Préparateur et marin, même équipe, même combat
« Parfois, on serre les fesses sur les étapes de brise. La première étape, nous attendions à Gijon que les bateaux arrivent, et la cartographie indiquait Erwan Tabarly en travers la piste… Je peux vous dire qu’on s’est mis en mode disponibilité totale car on se doutait qu’il pouvait y avoir de grosses avaries. » raconte Brice, préparateur d’Alexis Loison. Le lien avec les marins est indubitablement fort. Une bonne entente, un partage et une confiance sont les clés d’une course réussie sur le plan de la performance. Les bateaux sont vérifiés de la quille au mât à chaque escale, et le carénage réalisé aux petits oignons. A chacun sa technique pour ne pas oublier ne serait-ce que 10 cm2 de coque. Eponge ou papier de verre très fin, certains carènent d’avant en arrière, en spirale, moitié par moitié. « La ventouse pour se tenir sous l’eau est proscrite depuis qu’un préparateur l’a oublié ! Le skipper s’est tapé toute une étape avec une ventouse bien accrochée à sa coque… » raconte Paulo. On ne citera pas de nom…

Impliqués dans le projet Figaro 3

Goulven est le représentant des préparateurs au sein de la classe Figaro. Le gros dossier du moment : le Figaro Bénéteau 3. « Pour tous, skippers comme préparateurs, c’est un grand changement. Je suis là pour apporter des idées, simplifier le travail une fois que le bateau sera sorti et prêt à attaquer la saison 2019. Nous tentons de prôner la monotypie pure même à l’intérieur du bateau, comme les sacs de matossage. » Les préparateurs sont autant impliqués que les skippers dans la venue de ce premier monotype à foils dans l’histoire de la course au large !

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