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Les bras et épaules des marins

Publie le 17/06/2017

La voile est un sport qui fait surtout travailler le haut du corps. Sur un bateau Figaro Bénéteau 2, les réglages se font tous à la force de la main ou des bras. Le système de réglage se fait par l’intermédiaire de winchs, qui sont une bobine sur laquelle le bout (cordage) s'enroule. Il vous suffit alors de tourner la bobine pour tendre votre bout qui lui même règle voile, drisse, bordure, hale bas et cunningham. Cette action se réalise avec une manivelle par un mouvement de rotation dans le plan horizontal. Ce mouvement demande une force dans l’épaule, le bras et aussi le tronc. Plus le corps est gainé et plus le rendement mécanique est meilleur (pas de perte d’énergie dans le bas du corps).

Il y a aussi des réglages qui se font sans le winch, ou l’action est alors un tirage. Le bout bien serré dans la main, le reste du corps ramène à lui cet ensemble. Il y a une synergie des muscles du dos, de la nuque, de l’épaule, du bras et de l’avant bras. Le poids du corps sert de contre poids.

Barrer : un véritable marathon pour les muscles

Une autre action répétée de manière importante est barrer. Le skipper est assis de profil par rapport à la marche du bateau et sa main arrière va barrer. Le corps compense, absorbe et ressent les variations de la mer tandis que la main doit rester souple pour sentir le bateau progresser au mieux. Ce n’est pas la partie la plus physique de la voile mais répétée des heures et des heures, cela devient un marathon pour les muscles du dos et du bras.

Force et endurance : la voile est un sport complet

Les bras et les épaules sont les parties les plus sollicitées avec des actions physiologiques opposées. Dans un muscle, nous avons des fibres toniques et phasiques. Suivant l’activité sportive choisie, naturellement, nous développons un contingent au détriment de l’autre. Les skippers de la Solitaire Urgo Le Figaro doivent posséder les deux types de fibres, de la force pour un effort bref et explosif (un virement de bord, un hissé de spi….), et de l’endurance pour la durée de trois jours d’une étape (barrer, lutter contre les mouvements du bateau….).

Le massage : le premier remède pour la récupération des muscles

En physiothérapie, aux escales, le meilleur remède reste le massage. Celui ci permet de détendre le muscle : il y a d’abord un effet thermique, l’augmentation de température permet le relâchement. Ensuite le pétrissage permet de récupérer la longueur des fibres pour ne pas laisser naître des contractures, et réorganiser les fibres meurtries par l’effort de trois jours. Les pressions glissées favorisent le retour veineux et donc la circulation, puis engendrent une meilleure oxygénation tissulaire.

L’ostéopathie fonctionnelle et aponévrotique va dans le même sens en détendant au maximum les structures de soutien (tissu conjonctif, aponévroses). La circulation sanguine peut alors être optimale et venir réparer les tissus lésés.

Les étirements, la relaxation, le yoga participent à cet objectif de détente et de récupération.

Si les skippers ne font rien à chaque escale, ils repartent à la suivante avec un capital de force et de plasticité inférieur à celui de départ. Répété plusieurs fois, cela peut entraîner des blessures musculaires : courbature, contracture, élongation, déchirure et rupture.

Notre cabinet AG2R LA MONDIALE répond à cette nécessité et permet aux skippers d’entretenir leur capital physique. Il faut que la course se joue à la loyale pour que le meilleur sur l’eau l’emporte, et non pas qu’une blessure vienne les départager.

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