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Les MacGyver de La Solitaire

Publie le 08/06/2017

Autour des quarante-trois solitaires, ce sont aussi une quarantaine de préparateurs qui s’affairent à chaque étape pour remettre à neuf les Figaro Bénéteau 2, plutôt sollicités lors de cette première étape mouvementée entre Bordeaux et Gijón…

Ils suivent toute La Solitaire URGO Le Figaro à bord de leur camionnette atelier où s’entasse tout le matériel de rechange possible et une caisse à outils pour le moins impressionnante. Car les interventions à terre à l’issue de chaque étape touchent autant à la mécanique, qu’à la plomberie, à l’électricité, à l’informatique, à la voilerie même si certains corps de métier sont aussi présents pour résoudre les problèmes techniques majeurs.

C’est ainsi le cas pour les voiles qui ont particulièrement souffert lors du coup de vent de Rochebonne : pas moins de seize grand-voiles, génois, focs et spis ont été déclarés au Jury pour réparation. Éric Delamare (Région Normandie) a même demandé le remplacement de son spinnaker parti à l’eau : il écope de dix minutes de pénalité tandis que Yannig Livory (Lorientreprendre) cumule vingt minutes de temps supplémentaire après avoir changé sa grand-voile et son foc solent déchirés.

L’art de la polyvalence

« Il y a toujours un peu de bricolage à faire à chaque étape. Et avec une première manche mouvementée, il y a souvent un peu plus de travail. Mais en général, il y a moins d’interventions sur un voilier qui finit devant que sur un monotype qui termine derrière… » indique Pascal Caillaud, préparateur de Nicolas Lunven (Generali).

« Cette fois, ce sont surtout les voiles qui ont souffert et nous mettons de petits patchs aux endroits sollicités. Il y a aussi un peu de matelotage, mais dans l’ensemble le bateau n’a pas souffert. Maintenant, on se focalise sur la prochaine étape : chaque manche a ses particularités et on adapte le bateau en fonction, par exemple de la météo attendue en jouant sur la tension du haubanage, sur le matériel embarqué car s’il y a du petit temps, on essaye d’alléger au maximum (moins de vêtements de rechange, moins de matériel de « spare ») : ça joue sur deux à trois kilos… »

Guillaume Farsy préparateur de Justine Mettraux (TeamWork) est resté fidèle à la Suissesse depuis sa venue sur le circuit Figaro : « C’est toujours un peu le même process chaque année avec de petites variantes selon la mode… Mais chaque skipper a ses particularités, ne serait-ce qu’à cause de son gabarit : il faut s’adapter à leur façon de naviguer, surtout sur l’aspect ergonomie et « confort » à bord. Certains emmènent un matelas ou des oreillers, d’autres pas ! »

« Je constate que Justine apprend vite parce qu’elle n’a fait aucune boulette sur cette étape alors que la saison passée, c’était moins évident à cause du stress, des inconnues, des petites erreurs de manœuvre… En fait, on est plutôt axé sur la remise à jour, sur l’entretien et la validation avant la prochaine étape après une check-list avec le skipper. À Gijón, on a vérifié les moteurs qui ont été pas mal sollicités dans la Gironde pour remonter de Bordeaux à Pauillac. Le skipper n’intervient pas ou peu : il cherche à se reposer, à oublier son bateau et ses petits problèmes techniques, à se projeter sur la prochaine manche… Solo en mer, solo à terre ! »

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