FRENG

Actualités

Les petits ruisseaux font-ils les grandes rivières ?…

Publie le 21/06/2017

C’est vrai en Manche ou n’importe où ailleurs : Le courant est plus fort au large qu’à la côte. C’est pourquoi les skippers privilégient la navigation au ras des cailloux pour se protéger d’un courant contraire et rejoignent les eaux plus profondes lorsqu’ils en bénéficient. Mais à en croire les Figaristes, il y a une spécificité de la navigation en Manche. Ils ont coutume de dire que le risque est de voir les leaders « partir par devant ». Lorsque la flotte navigue d’Ouest en Est, c’est en effet le cas. Du moins en théorie. Pourquoi ? A cause du courant qui accompagne les voiliers à la marée montante et les ralentit à la descendante. En fait, deux bateaux décalés de quelques milles, ne passeront pas exactement le même temps dans chaque marée. Le leader en pointe, donc décalé dans l’Est, profite plus longtemps du courant de flot (qui se propage vers l’Est). Et ce décalage se retrouve aussi au jusant car il subit la renverse plus tard (elle se décale au fur et à mesure que l’on va vers l’Est).

Evidemment, le courant n’est qu’un paramètre parmi beaucoup d’autres dont les skippers tiennent compte. Toutes choses égales par ailleurs –sur une course de haut niveau comme la Solitaire, l’expression prend tout son sens ! – l’effet courant a bel et bien tendance à creuser les écarts. Nicolas Lunven le sait très bien et il devra s’arracher d’ici Dieppe pour contenir les assauts des leaders qui le précèdent désormais d’un quart d’heure. Entre le moment où ces lignes ont été écrites et leur publication, Nicolas Lunven a d’ailleurs repris deux places. comme quoi, la stratégie en course au large n’est pas une science exacte !

Tags

No tags were found

Share

Contenus similaires