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Loison se sent pousser des ailes !

Publie le 20/06/2017

Premier à la marque de parcours Occidentale de Sein qu’il a doublé à 13h23, le skipper de Custo Pol s’est envolé à la faveur d’une risée laissant ses camarades de jeu pantois. Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) et Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) passaient 20 mn après, talonnés par un étonnant bizuth de 24 ans, Pierre Rhimbault (Bretagne-Crédit Mutuel Espoir) dans le bon paquet depuis le départ hier après-midi de Concarneau. Après 80 milles avalés à la vitesse d’un escargot (3,5 nœuds de moyenne !) poussés par un vent erratique, le salut des marins éreintés de fatigue et cuits par le soleil, semble venir du Nord-Est.  Déjà les écarts se creusent puisque la flotte des 43 bateaux de La Solitaire URGO Le Figaro s’étire sur plus de 17 milles.... 

Un véritable hold-up ! Le Cherbourgeois, 13e au classement général à 2h35mn du leader Nicolas Lunven, prend sa revanche après trois premières étapes en demie teinte. Sur son Custo Pol, Alexis caracole en tête de flotte à plus de 5 nœuds augmentant son avance d’heure en heure, à plus de 3 milles de ses poursuivants Dalin et Eliès. Prochaine marque à laisser à bâbord, la cardinale Sud « Basse Royale » qui marque l’entrée du chenal du Four. Tribord amures, le groupe de tête devrait atteindre la pointe de Saint-Mathieu juste au moment de la renverse du courant dès la fin de l’après-midi. Effet tampon, pétole et mouillage en perspective !

L’élastique va se détendre
« Plus on arrive tard à Basse Royale, moins on aura de courant contre. Mais cela ne sera pas suffisant car la renverse aura lieu vers 21h. Ça reviendra fort par derrière, car on va buter dans du courant contre avant les autres. » expliquait cet après-midi à la VHF Charlie Dalin, toujours très pédagogue et clairvoyant. Car si les marins profitent de ce long bord en mer d’Iroise pour récupérer de leur nuit blanche et moite, c’est pour mieux attaquer au soleil couchant. Raser la côte vers Le Conquet où faire de l’Ouest côté îles pour mouiller plus facilement dans les bulles sans vent ? Telle est la question qui taraude les marins qui doivent composer avec ce qu’ils ont. Car impossible de faire de plan sur la comète avec cette météo hasardeuse. « Ce n’est pas évident d’avoir une vision nette, la météo n’est pas cohérente avec la réalité. On ne peut pas vraiment faire un plan de course. Je fais avec la météo que l’on a à la VHF » confiait Xavier Macaire (Groupe SNEF) ce midi.

La bagarre fait rage derrière la tête de flotte. D’Erwan Tabarly (Armor Lux) 5e au dernier classement, à Eric Péron (Finistère Mer Vent) 16e, le jeu et les enjeux sont énormes. Adrien Hardy (Agir Recouvrement) tient pour le moment tête à Nicolas Lunven (Generali), d’un cheveu, avec 0,4 mille d’écart. Bref, tout est encore à faire sur ce début de 4e et dernière étape !

Double peine pour les six derniers

Aïe, aïe, aïe ! Il fallait cravacher pour ne pas se faire refouler par le courant à l’Occidentale de Sein. Arthur Prat (Les Perles de Saint-Barth) a eu beau tenter le diable dans les cailloux de la chaussée de Sein, trop tard, le train est passé. Voilà donc Arthur, Benjamin Augereau (Guadeloupe Grand Large), Nathalie Criou (Richmond Yacht Club), Yannig Livory (Lorientreprendre), Marc Pouydebat (Auto Malin) et Théo Moussion (#theoenfigaro) relégué au fond du bus à 2 nœuds de vitesse et à 17 milles des premiers !

Les mots des marins en mer

Charlie Dalin – Skipper Macif 2015, 2e au classement de 15h
« Je suis dans le match. J’ai fait un virement un peu tardif dans la baie d’Audierne qui a créé un décalage avec Alexis. Mais la route est encore longue ! Je suis content que l’on soit dans de la molle car plus on arrive tard à Basse Royale, moins on aura de courant contre. Mais ça ne sera pas suffisant car la renverse aura lieu vers 21h. Ça reviendra fort par derrière, car on va buter dans du courant contre avant les autres. Il n’y aura pas beaucoup de vent dans le chenal du Four. Il va falloir être opportuniste, ne pas faire de plan sur la comète, faire du gagne-petit. C’est encore possible qu’il faille jeter l’ancre. Mon sentiment, c’est qu’il y aura plus de vent côté Est, mais c’est plus facile pour mouiller côté Ouest. Conclusion : on arrivera dans la manche quand on arrivera dans la manche ! »

Xavier Macaire - Groupe SNEF - 11e au classement de 15h
« C’était compliqué d’arriver jusqu’à l’Occidentale. Nous avons eu beaucoup de molle, 0 nœud, le bateau arrêté. La direction d’où allait revenir le vent était pour le moins aléatoire : pas facile de faire une bonne stratégie. Je me suis appliqué à rester au contact de mes concurrents, à faire de la tactique. Le bilan n’est pas mauvais, mais pas génial non plus. Il y a de l’écart qui se creuse avec les premiers, et derrière ça a mollit fort. Ce n’est pas évident d’avoir une vision nette, la météo n’est pas cohérente avec la réalité. On ne peut pas vraiment faire un plan de course. Je fais avec la météo que l’on a à la VHF. »

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