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ACTU // Jules Delpech vise la Solitaire URGO Le Figaro

Publie le 06/12/2018

Fin connaisseur de la classe Figaro en tant que préparateur, Jules Delpech a pris la décision d'y revenir, mais en tant que skipper cette fois-ci, en vue de la Solitaire 2019. En espérant trouver un sponsor d'ici la fin de l'année...

Après avoir œuvré trois années d’affilée aux côtés de son dalon Morgan Lagravière, en tant que préparateur de Vendée sur la Solitaire du Figaro (2011, 2012, 2013), puis de Safran/Guy Cotten lors de l’édition 2014, avec Gwénolé Gahinet à la barre, le Saint-Paulois Jules Delpech connaît la classe sur le bout des doigts. C’est l’une des raisons qui ont poussé le compétiteur dans l’âme à passer de l’autre côté du miroir en montant un solide projet afin d’être sur la ligne de départ, dans le rôle du skipper, lors de la prochaine Solitaire Urgo, qui s’élancera le 26 mai 2019. Mais ce n’est pas la seule…

«La naissance de ma fille (Louise, née le 6 juillet dernier) m’a permis de faire un break et de prendre un peu de recul. Je suis toujours content de préparer les bateaur. C’est un rôle qui me plaît. Mais ce qui me manque surtout, c’est l’adrénaline de la compétition et le parfum des courses. Et là, je me suis dit: “C’est le moment!” Ça va me pousser à sortir de ma zone de confort », résume celui qui était affairé sur l’Imoca La Fabrique, skippé par Alan Roura, au moment d’avoir l’illumination.

Sous l’intitulé «À nous la solitaire », Jules Delpech s’est donc lancé toutes voiles dehors dans ce projet qui lui tient particulièrement à coeur. Une perspective que son grand frère, Noé, avait luimême un temps envisagée dans la foulée des JO de Rio 2016, quand il avait décidé de mettre un terme à sa carrière olympique, avant de s’y replonger quelques mois plus tard aux côtés du barreur prodige, Mathieu Frei, en 49er. L’aîné de Jules n’est d’ailleurs pas étranger à l’affaire puisque les deux frangins des mers ont fait de concert l’acquisition d’un Figaro Bénéteau 3 nouvelle génération. Le premier monocoque à foils de série au monde, qui devrait sortir des chantiers de Chéviré (Loire-Atlantique) à l’horizon 2019.

Envisager la course dans sa globalité

S’avouant«super excité » à l’idée d’enfiler le costume de bizuth sur la prochaine Figaro, celui qui baigne depuis huit ans maintenant dans le milieu professionnel de la course au large possède pas mal de cartes en mains pour réussir dans sa mission. «On peut dire que j’ai déjà une vision étoffée en termes de logistique et de préparation. Ce qui est sûr c’est que j’aurai un des bateaur les mieur préparés de la flotte, ce qui est un gage de sûreté quand même », positive le marin de 29 ans, qui a tiré les premiers bords du reste de sa vie en baie de Saint-Paul dès l’âge de 6 ans.

Mais même s’il maîtrise parfaitement la machine, cette première immersion ardemment espérée sur la 50e édition de la mythique course à étapes représente quand même un petit saut dans l’inconnu. Ce qui engendre aussi son lot de questionnements. « J’ai envie de dire que la principale difficulté pour moi sera de savoir gérer toutes les difficultés (rires). Savoir composer avec la météo, la tactique de course… Et aussi la gestion du bonhomme. Bref, envisager la course dans sa globalité. Mais je ne suis pas inquiet. J’ai déjà commencé la prépa physique pour être dans le coup et je m’entraîne au centre Lorient Grand Large. »

Un facteur prépondérant sur une épreuve exigeante comme peut l’être la Solitaire, où les concurrents accumulent généralement les nuits blanches au cours des quatre étapes de quatre jours au programme, sous peine de se retrouver distancés, virant beaucoup et dormant peu. Mais là encore, Jules Delpech sait pertinemment où il met les pieds. « J’ai vécu cela au niveau de l’assistance, où on ne dort pas trop non plus. C’est déjà un bon exercice », assure ainsi le multirécidiviste, qui, de surcroît, pourra également s’appuyer sur les conseils avisés de son ancien skipper attitré et ami, Morgan Lagravière.

Alors que la livraison du bateau est prévue pour mi-février, le spécialiste ès-foils, qui a pu développer sa connaissance en la matière en s’investissant de façon intensive au sein de la Safran Sailing Team, en amont du dernier Vendée Globe, est affairé actuellement à dégotter un sponsor majoritaire, condition sine qua non pour pouvoir prendre le départ de la Solitaire 2019. Le postulant à la Course de l’Aurore, remportée l’an passé par Sébastien Simon (Bretagne CMB), se donne jusqu’à la fin de l’année pour y parvenir et voir son rêve se concrétiser.

Si le vent souffle dans le bon sens, Jules Delpech aura ensuite quelques mois devant lui pour s’aguerrir à la barre de son nouveau joujou. Et deux courses en conditions réelles avant d’aller se frotter à la terrible Solitaire Urgo/ Le Figaro (26 mai-30 juin): la Solo Maître Coq (26 avril - 5 mai) et le Trophée Guy-Cotten (9-12 mai). Deux amuse-bouches idéaux avant de se voir offrir la gîte et le couvert par la mamie des courses au large.

(Source : Le Quotidien de La Réunion / Emmanuel GUERMEUR)

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