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ACTU // Loïck Peyron, La Solitaire Urgo-Le Figaro 2019 à l’horizon

Publie le 20/11/2018

Loïck Peyron a navigué sur le futur Figaro 3 et devrait être au départ de la Solitaire en 2019. Après la Route du Rhum 2018 qu’il va disputer à la barre de son petit trimaran jaune « Happy », en hommage à Mike Birch, Loïck Peyron,58 ans, veut être sur la ligne de départ de la Solitaire Urgo - Le Figaro 2019, année de l’arrivée du nouveau monotype Bénéteau à foils, le Figaro 3 signé VPLP.

En fin de semaine dernière, on vous a vu à Saint-GillesCroix-de-Vie à bord du Figaro 3 qui, en 2019, remplacera le Figaro 2…

C’est un projet qui me tient à coeur depuis des années. J’ai toujours aimé les premières… Les premières Québec-Saint-Malo, le premier Vendée Globe, les premiers Trophées Andros sur la glace aussi. La Solitaire du Figaro, j’ai dû en faire quatre ou cinq. La première fois, j’avais 20 ans, c’était sur un bateau de série, un Rush Régate. Mike Birch, qui avait gagné la Route du Rhum deux ans plus tôt, en 1978, était là. J’ai également participé à la première Solitaire sur Figaro 1 et la première année des Figaro 2. Et je me suis toujours dit : « Le jour où il y aura un Figaro 3, j’y vais ! »

Pourquoi revenir uniquement pour les premières des nouveaux bateaux ?

Parce que ce sont des années plus intéressantes que les autres, ça gomme les écarts qui peuvent exister entre des marins qui ne font que ça et d’autres, comme moi, qui touchent à tout. Ce serait particulièrement intéressant en 2019 si toutes les bonnes intentions et les bonnes idées de départ restent, à savoir que tous les bateaux seront distribués le même jour à tout le monde. On devrait avoir 40 skippers en face des bateaux et on saura sur lequel on navigue après tirage au sort. Ça, c’est top, on est tous à armes égales et trois mois plus tard, on se tire la bourre. Ça va être génial.

Vous avez donc passé commande d’un Figaro 3 ?

Je suis en train de mettre cela en place. C’est la raison pour laquelle je suis allé essayer le bateau la semaine dernière en Vendée. Et franchement, c’est vraiment bien, c’est super. Notamment les foils. A eux deux, ils pèsent 60 kg mais ils remplacent les 400 kg de ballasts du Figaro 2. Entre le n° 2 et le n° 3, c’est incomparable. Hormis au cinéma, les n° 3, comme les Tuches, voire même Stars Wars, sont rarement mieux que les n°1. Dans le bateau, c’est l’inverse : quand on sort un nouveau modèle, il est souvent bien mieux que le précédent. Et là, pour un monotype, en termes de coûts, c’est relativement abordable, ça ne part pas dans des délires. En gros, on en a pour 200.000 euros mais pour un bateau de compétition qui a une durée de vie d’une quinzaine d’années, ce qui a été le cas des précédents, c’est pas mal du tout.

Avez-vous un objectif de résultat ?

Déjà, je ne sais pas si d’autres « anciens » comme moi vont revenir en 2019 mais ce serait bien. J’espère ne pas être le seul à avoir cette envie-là. Maintenant, il va falloir s’entraîner. Je me souviens que pour la première année du Figaro 2, autant j’avais été à la rue lors de la première étape, autant les étapes suivantes, j’avais terminé dans les dix, voire dans les cinq premiers. Ce Figaro 3, c’est un challenge intéressant pour moi. De plus, il s’avère que le Figaro 3 serait en démonstration aux JO 2024 avec un projet de course au large en mixte. Moi qui n’ai jamais fait les Jeux, pourquoi ne pas les faire à 64 piges (rires)… Plus sérieusement, la beauté de la voile de compétition, c’est qu’elle n’est justement pas réservée aux jeunes ou aux vieux. Il y a un mélange que j’aime bien.

Propos recueillis par Philippe Eliès.

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