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ACTU // Nouvelle échappée ?

Publie le 11/09/2018

Alors que le vent devient fort difficile à anticiper avec des bascules allant de l’Est-Sud Est à l’Est-Nord Est, avec au passage de belles plaques de calmes, Sébastien Simon a réussi à s’extirper de la meute au lever du jour et ainsi à prendre le leadership à Thierry Chabagny, dans son Ouest…

Il fallait s’y attendre : l’option de Thierry Chabagny a payé pendant 36 heures lorsque le skipper de Gedimat a choisi de partir quasiment seul vers le Nord alors que le peloton partait vers l’Est. Mais au fil de cette « escalade » vers le Nord, puis le Nord-Est, le solitaire s’est progressivement enfoncé dans un méandre de la dorsale anticyclonique qui s’étend des Açores à l’Allemagne en traversant obliquement le golfe de Gascogne. Dans l’impossibilité de se recadrer à temps, le leader n’a pu que constater que les partisans de l’Est revenaient du diable vauvert pour finalement l’avaler à l’image de Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) qui a réussi à faire le break sur la meute au lever du jour.

Des milles et un cent

Mais l’historique de cette troisième étape de La Solitaire URGO Le Figaro confirme qu’un écart, même de vingt milles, peut être comblé en quelques heures. Le nouveau leader qui est aussi premier au classement général provisoire, a bien sûr plus deux de milles de marge sur un clan où se retrouvent ses plus dangereux prétendants tels Anthony Marchand (Groupe Royer-Secours Populaire), Charlie Dalin (Skipper MACIF 2015), Xavier Macaire (Groupe SNEF)…

Mais à cent milles de Saint-Gilles Croix-de-Vie, il peut encore se passer plein de rebondissements, même si la position centrale et en pointe du nouveau leader lui permettra de s’adapter plus facilement lorsque la brise (déjà bien faible) aura des velléités à devenir plus volage. Surtout qu’au fur et à mesure que la flotte se rapproche des Chiens Perrins (île d’Yeu), elle converge en entonnoir avec de moins en moins d’écart latéral et de moins en moins de possibilité d’optionner. C’est donc plutôt la stabilité (ou l’instabilité) du vent sur certaines zones qui pourrait redistribuer les cartes.

Et au regard des vitesses enregistrées, la meute des Figaro Bénéteau 2 doit se préparer à une nouvelle nuit en mer ! La quatrième depuis le départ de Muros de Noia, ce qui va forcément tirer sur les organismes avant l’ultime étape sprint qu’il faudra enchaîner avec fort peu de récupération… Surtout qu’une fois parer les dangers de l’île d’Yeu, il y a encore de la route : 20 milles à compter dans les cent qu’il reste à couvrir. Or ces derniers milles seront perturbés par le courant de marée descendante de 7h jusqu’à 13h ! Avec 108 de coefficient de marée.

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