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Armel Le Cléac’h : “Une étape de costauds”

Publie le 03/06/2017

De passage à Bordeaux pour le départ de La Solitaire URGO Le Figaro, Armel Le Cléac’h évoque la 48e édition.

Comment voyez-vous cette première étape entre Pauillac et Gijon ?
C’est vraiment une belle étape pour commencer, avec des conditions changeantes. Je pense que ça peut être une étape décisive, d’autant que l’arrivée en Espagne est toujours compliquée avec des vents erratiques. Les petits écarts du début peuvent créer de gros écarts à l’arrivée. Pour moi, c’est une étape de costauds, les moins expérimentés vont peut-être avoir du mal à se mettre dans le bain, car devant, ça va partir vite. A mon avis, on va voir très vite qui sera dans le match pour la course.

Vous avez déjà vécu un départ de Pauillac, parlez-nous de ce tronçon très piégeux…
La course ne se gagne pas forcément sur la Gironde, mais elle peut se perdre là, ce qui était arrivé il y a deux ans à un coureur qui s’était échoué (Simon Troel, ndlr). Il y a beaucoup de dangers, il faut faire attention à ne pas s’échouer et à ne pas talonner, beaucoup de petites choses peuvent créer du tracas.

Une Solitaire URGO Le Figaro peut-elle se gagner sur une première étape ?
Personnellement, sur les deux éditions que j’ai gagnées, ce n’est pas à ce moment que j’ai fait la différence, mais je me rappelle de la victoire de Nicolas Troussel en 2008, il avait mis tout le monde d’accord dès la première étape qui allait d’ailleurs en Espagne, il était sorti le premier d’une dorsale et avait mis cinq ou six heures au deuxième. Là, le schéma est différent, mais il y aura une dorsale à traverser dans la seconde partie du parcours, à surveiller…

Comment gérer une dorsale ?
Déjà, il faut être aux avant-postes, parce que les premiers sortis sont toujours les mieux servis. Il faut une vigilance à 200%, chaque mètre gagné compte triple, voire plus. Autant s’il y a du vent, ce n’est pas trop grave de perdre 200 ou 300 mètres, par contre, dans ces conditions erratiques, ça peut coûter très très cher.

Quels sont pour vous les skippers les plus à même de briller sur cette étape ?
Les mêmes qui sont régulièrement cités comme les favoris de La Solitaire URGO Le Figaro, je pense à Nicolas Lunven, Charlie Dalin, Erwan Tabarly, pour qui j’ai un petit coup de cœur, mais aussi Sébastien Simon et les deux « triple couronne », Jérémie Beyou et Yann Eliès. C’est une étape qui peut d’ailleurs leur plaire à tous les deux car c’est une étape de costauds, sélective.

Vous êtes très attaché à La Solitaire URGO Le Figaro, qu’est-ce qui fait le sel de cette course ?
La monotype, qui fait que c’est le marin qui fait la différence, le parcours, toujours compliqué et passionnant, le fait que tous les compteurs sont remis à zéro à chaque étape et qu’il y ait toujours une super bagarre. Le classement se fait par le mérite, ceux qui sont devant sont les meilleurs.

Vous avez gagné deux fois, quelle est votre victoire préférée ?
La deuxième en 2010, parce que c’était un sans-faute avec trois victoires d’étape. Je retiens le fait d’avoir dominé la flotte, d’avoir imposé mon rythme, comme l’ont d’ailleurs fait après Jérémie et Yann. Quand on arrive à atteindre ce niveau, c’est un grand plaisir.

Le pire souvenir ?
Il y en a beaucoup ! Mais je dirais l’année précédente, en 2009, la dernière étape vers Dieppe. J’étais encore dans le match pour jouer le podium, voire la gagne, à quelques heures de l’arrivée, je tente une petite option, et ça se transforme en grosse catastrophe, je perds tout et je finis 35e au général, mais c’est ça, La Solitaire.

Comment allez-vous suivre cette édition ?
Au taquet ! Je vais regarder les classements, la carto, j’aime bien avoir le petit classement du matin, au réveil. Et je vais venir à Concarneau, ce sera l’occasion de retrouver les petits copains. En plus, il y a deux étapes là-bas cette année.

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