FRENG

Actualités

Avant départ

Publie le 16/06/2019

À quelques heures du coup de canon donné à 14h00 en baie de Morlaix, les 46 solitaires se préparent à une troisième étape pleine de rebondissements : en sera-t-il comme annoncé ? Du courant, de la lune, des calmes, des bascules, la double traversée de la Manche se présente comme un tournant pour cette cinquantième édition de La Solitaire URGO Le Figaro.

Pierre Leboucher (Guyot Environnement) 2ème au classement général
« Je pense que cette nouvelle étape peut remettre les compteurs à zéro pour beaucoup et relancer complètement le jeu. Tous ceux qui n’ont plus rien à perdre au classement général vont attaquer dans tous les sens, notamment au début où il y aura vraisemblablement pas mal d’options à prendre. Ce qui est certain, c’est que l’on va aller jouer dans les cailloux pour se protéger des courants et qu’il faudra faire très attention de ne pas casser le bateau. On sait qu’avec le Figaro 3, on n’a pas le droit à la moindre touchette. Parallèlement à ça, il faudra réussir à éviter au maximum les algues… Bref, ça va être complexe. »

Corentin Douguet (NF Habitat) 6ème au classement général
« C’est encore une étape où il y a beaucoup à perdre. La Solitaire, c’est souvent une course par élimination. En plus, cette année plus que jamais, les écarts ont été conséquents d’entrée de jeu. Je suis tout de même sixième à trois heures du leader. Et rien ne dit que les deux étapes qui arrivent ne généreront pas autant d’écarts que les deux premières. Sur le papier, elles ont tout pour ! C’est positif au final, et il n’y a pas de calcul à faire, de marquage en particulier. Il faudra juste faire au mieux pour arriver le plus devant possible ! »

Xavier Macaire (Groupe SNEF) 14ème au classement général
« Il se passe toujours des choses incroyables sur la Solitaire et l’arrivée du Figaro Bénéteau 3 ouvre plus le jeu. On le voit depuis les courses de début de saison : ce n’est pas parce qu’on est à 5 milles du leader le jour de l’arrivée que l’on ne peut pas gagner l’étape, et vice-versa. Il peut vraiment se passer plein de choses. De plus la navigation en Figaro 3 est plus instinctive, on est plus dans le feeling. Ceux qui ont de l’audace sont souvent récompensés, ce qui était moins évident en Figaro 2. Il faut donc être le plus efficace possible en ayant une belle stratégie, de bons réglages, en faisant de belles manœuvres, en anticipant un maximum. J’aime beaucoup cette manière de naviguer. »

Fabien Delahaye (Loubsol) 23ème au classement général
« La troisième étape d’une Solitaire est la plus dure psychologiquement car on a déjà deux manches dans les pattes et qu’il y en aura encore une à gérer après celle-ci. Sur la dernière, on sait qu’on peut arriver fatigué car il n’y a plus rien derrière. Là il faut gérer un bateau qui commence à souffrir et à montrer des points de faiblesse, et le bonhomme car on accumule de la fatigue, les mains commencent à souffrir et tout devient difficile. Or nous ne sommes qu’à mi-course. C’est toute la difficulté, on est au milieu d’une grande course et les deux étapes à venir vont être éprouvantes nerveusement. »

Achille Nebout (Le grand réservoir) 39ème au classement général
« Le parcours va être technique, il va y avoir du courant et peu de vent. Ça va être technique en navigation mais moins en manœuvres et en gestion du bateau : je peux peut-être mieux m’en sortir ! Je n’ai plus aucune pression de résultat à présent, je vais donc essayer de prendre un maximum de plaisir et pourquoi pas finir dans la première partie de la flotte cette fois-ci ! »

Share