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Catherine Chabaud à la rencontre des skippers pour défendre les océans

Publie le 15/06/2019

La navigatrice Catherine Chabaud était de passage vendredi à Roscoff pour sensibiliser les skippers de la Solitaire URGO Le Figaro à L’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité, dont elle est l’initiatrice, et visiter avec eux la station biologique de Roscoff.

Déjà partenaire de L’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité lors de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, OC Sport continue à soutenir l’initiative lancée par Catherine Chabaud pour sensibiliser le public à la préservation des océans sur la Solitaire URGO Le Figaro. Après avoir remis des pavillons aux couleurs de L’Appel aux 47 skippers à Nantes, la navigatrice, elle-même ancienne concurrente de la course (deux participations en 1993 et 1994), était ainsi de passage sur le village de la course vendredi. D’abord pour offrir aux marins une gourde destinée à les inciter à réduire leur consommation de bouteilles de plastique, ensuite pour visiter, en compagnie du vainqueur de la deuxième étape, Adrien Hardy, la station biologique de Roscoff.

« Roscoff est un lieu assez magique pour moi, a-t-elle confié. A la fois, parce que c’est un haut lieu de la science, cette station biologique, construite en 1872, étant l’une des plus anciennes du monde, mais aussi parce que c’est ici que j’ai appris à nager et découvert à quel point la mer était vivante, mon papa m’ayant initiée très jeune à la plongée sous-marine. J’avais donc très envie, dans le cadre du partenariat entre L’Appel pour l’Océan, bien commun de l’Humanité et la Solitaire URGO Le Figaro, que les skippers découvrent cette station et ses chercheurs qui ont besoin d’avoir leur relais pour collecter de la donnée. Ce qui est intéressant avec les coureurs au large, c’est qu’ils vont naviguer dans des endroits où ne vont pas forcément les navires océanographiques. Les sciences participatives, c’est un vrai sujet, celui de savoir comment les citoyens, notamment les coureurs, peuvent participer eux-mêmes à la science. Je suis donc ravi d’avoir pu rencontrer les skippers et visité la station avec le vainqueur de l’étape à Roscoff. »

En l’occurrence Adrien Hardy, particulièrement sensible à la cause, lui dont le bateau s’appelle Sans nature, pas de futur !, et très content de cette visite : « C’était formidable, j’ai appris plein de choses, notamment que que 70% de l’oxygène que nous respirons est issu des océans, 50% par le phytoplancton, 20% par les algues, c’est un chiffre énorme. J’ai aussi appris qu’il y a des milliards d’espèces dans un litre d’eau, maintenant, je regarderai différemment les paquets de mer sur le bateau ! Cette visite m’a confirmé que c’est un enjeu essentiel de préserver les océans, qui sont à l’origine de la vie sur terre. Il faut notamment arrêter de consommer n’importe comment du plastique, arrêter d’être déraisonnable, parce qu’on se rend compte aujourd’hui qu’il y a des quantités dingues de plastique dans un litre d’eau. Il y a plein de choses à faire, j’ai trouvé les chercheurs très optimistes. » Et Adrien Hardy de conclure, à propos de sa visite à la station biologique : « J’y retournerai avec mes enfants ! »

Crédit photo : Adélaïde Petr/Solitaire URGO Le Figaro

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