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Gérer son stress : bouger et respirer

Publie le 02/06/2017

Bouger pour mieux s’oxygéner

Le corps humain a besoin de mouvement pour vivre correctement. La mobilité permet à la circulation sanguine de s’effectuer idéalement, aux articulations d’entretenir leurs amplitudes et de nourrir les différents éléments de celle ci (ménisque, capsule, ligament, cartilage, os sous chondral).

Les tissus du corps humain ont besoin d’un mouvement perpétuel de compression décompression pour une obtenir une bonne oxygénation.

Ce concept est aujourd’hui admis par tous, à tel point que le sport ou activité physique est prescrit comme un médicament pour les affections de longue durée, le sport est un outil de santé publique.

Bouger pour lutter contre l’ankylose

Sur la Solitaire Urgo Le Figaro, c’est ne pas le mouvement qui manque, le mouvement de la mer, et celui du bateau qui en découle, le mouvements du matériel à l’intérieur du bateau qui se déplace au gré des vagues, le mouvement du skipper parfois volontaire dans une action pré déterminée ou involontaire lorsque le déplacement est soumis à l’influence impromptue de la mer.

Pour une bonne santé, il faut un mouvement global et général de tous le corps.

Toutes les régions ont une influence sur les voisines et réciproquement, il faut donc apporter du mouvement des pieds à la tête, du bout des doigts à l’extrémité des orteils.

C’est là que le bas blesse, sur cette épreuve, la position assise prolongée à la barre, recroquevillé pour essayer de se reposer ou assis à la table à carte, entrave considérablement cette circulation fluidique corporelle et entraîne petit à petit un enraidissement.

Tout le monde se souvient de ce genre de sensation, après un trajet de plusieurs heures sans interruption en voiture, le moment de se remettre debout est souvent pénible.

Ajoutez à cela la fatigue, le froid, l’humidité, le stress, la faim et vous verrez que cet inconfort ressenti en voiture n’est que le début de leur souffrance.

Notre rôle en tant qu’ostéopathe et masseur kinésithérapeute est double.

Quand le mal est fait, il nous faut les masser, les étirer, les manipuler pour redonner au corps sa mobilité optimale.

Notre autre rôle est préventif, il consiste à leur montrer des exercices à essayer de reproduire sur l’eau pour retarder cette ankylose, à leur faire prendre conscience de leurs sensations corporelles, pour essayer de sentir les prémices. Il faut donc gérer tous les paramètres énoncés plus haut (alimentation, fatigue, état émotionnel, froid), pour profiter le plus longtemps possible de leur capacité physique optimale.

La préparation physique prépare le corps à supporter cela.

Respirer pour mieux se relâcher

A tous ces paramètres, j’en rajoute un, fondamental, utile à tout le monde, en toute circonstance, c’est la respiration.

La respiration doit toujours être libre, profonde, calme, c’est elle qui permet une bonne oxygénation de notre sang, de nos tissus, sans elle, tout exercice de mobilité sera quasi vain.

Combien de fois dans une journée, nous nous surprenons avec une respiration courte, rapide. Dès qu’un effort arrive, elle peut même être interrompue, saccadée, anarchique, rajoutons à cela, la langue tirée, les lèvres serrées, la mâchoire verrouillée…

Cette crispation n’apporte rien de bénéfique, c’est une fonction parasite, qui consomme de l’énergie, acidifie le sang, accélère l’arrivée des crampes, potentiellement de tendinite… Quelle perte d’énergie et d’oxygénation. La fatigue arrivera plus vite, ce qui est dommageable pour nous devient rédhibitoire pour un concurrent.

L’expérience, la préparation physique et la préparation mentale permettent de prendre conscience de ces dysfonctionnements et d’être le plus relâché possible. L’objectif, quel que soit sa vie, est de prendre conscience si des muscles sont contractés alors que nous n’en n’avons pas besoin, d’essayer d’utiliser la force juste, nécessaire et indispensable à l’action et mettre au repos le reste du corps.

Le geste technique parfait semble toujours être facile, parce qu’il est fait dans le relâchement, dans la fluidité, c’est pourtant toute une vie de sportif qui est nécéssaire à l’acquisition de ce geste. Le relâchement permet la libre circulation de l’énergie dans le corps mobile, objectif de tout sportif.

Les derniers jours avant la course : ne pas perdre le rythme

Les jours précédents la compétition sont très importants, la semaine à Bordeaux, peut laisser des traces.

Ce sont des athlètes de haut niveau, qui ont l’habitude de leur rythme : sport, navigation, récupération, famille…. Les sollicitations médiatiques et urbaines sont très différentes de ce qu’ils connaissent. Les plus expérimentés trouveront un équilibre habile entre répondre aux sollicitations utiles pour le sponsor et leur image, et se retirer dans sa « bulle » pour effacer le stress et se régénerer.

Au cours de cette semaine, la mobilité et la respiration sont primordiales, il faut conserver une activité physique quasi quotidienne, course à pied, natation, vélo, pour conserver tout le jus le jour du départ et bien respirer, pour gérer le stress de l’échéance qui arrive, l’objectif majeur de la saison, se détendre pour bien dormir, emmagasiner un maximum de sommeil. Tout le travail de l’hiver est important à ce moment là, pour ne pas se laisser submerger par ses émotions, et ne pas perdre le fil du programme établi pour être prêt le jour J.

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