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L’hydratation des marins

Publie le 06/06/2017

Les deux tiers de notre organisme sont composés d'eau, ce qui fait 46 L d'eau pour un skipper de 70 kg. 70% de cette eau est dans les cellules, 20 % autour des cellules et 10% dans la circulation sanguine. L'eau est essentielle au maintien de la santé de l'organisme.

Lorsque la quantité d’eau ingérée correspond à la quantité excrétée, les réserves d’eau de l’organisme sont bien équilibrées. Une personne en bonne santé, qui ne transpire pas de façon excessive, devrait boire deux à trois litres de liquide par jour afin de maintenir son équilibre hydrique et se protéger contre l’apparition de calculs rénaux.

Toute baisse du capital hydrique affecte les performances

Une déshydratation peut survenir lorsque l’approvisionnement en eau de l’organisme est insuffisant. Si le cerveau et les reins fonctionnent correctement, le corps peut s’adapter à une modification de l’apport en eau. Il est généralement possible de boire suffisamment d’eau pour compenser les pertes.

Au début, le corps tentera de faire face en stimulant les centres de la soif dans le cerveau, ce qui incite la personne à boire.

Par contre, si la consommation d’eau ne correspond pas à la déperdition, l’organisme réagit en diminuant la transpiration, l’élasticité de la peau et la production d’urine. Une personne bien hydratée aura des émissions d’urine claire toutes les 3 ou 4 heures.

Nous avons vu que 70% de l’eau étaient dans les cellules, en cas de déshydratation, celles ci vont se mettre à dysfonctionner, et spécialement les cellules cérébrales qui sont plus sensibles à l’eau. Ceci va au début entraver la réactivité du cerveau (lucidité, prise de décision, rapidité d’action, pertinence), et peut entraîner un état confusionnel…

Le sport augmente les besoins en eau. Toute baisse de 2% du capital hydrique affecte de 20% les performances physiques, 4% affecte 50/60% des performances.

Le skipper de La Solitaire URGO Le Figaro, en connaissant ceci à tout intérêt à suivre ces conseils simples de boire en observant des urines claires toutes les 3 ou 4 heures. Il a tout à y gagner, en terme de performance physique, cérébrale et en qualité de sa peau qui est constamment agressée lors de cette épreuve et qui est pourtant un facteur crucial dans la compétition.

Sur mer : difficile de respecter cet apport en eau

Malgré tout cela, il y a toujours de bonnes raisons pour expliquer un non repect de cet apport simple :

  • le froid entraîne moins vite une sensation de soif et pourtant stimule l’anti diurétique hormone qui donne envie de faire pipi (encore une perte d’eau supplémentaire) ;
  • la stratégie : dans le feu de l’action, hyper concentré sur les cycles à venir, la concentration fait oublier de boire ;
  • les vêtements, le sous vêtement, le collant, le ciré, bref toutes les couches portées ne vous incitent pas à boire beaucoup pour se déshabiller toutes les demies heures ;
  • l’exposition, sur un figaro bénéteau, il n’est pas toujours facile d’uriner, le mouvement incessant peut perturber certains, pour les femmes, la miction a lieu dans un seau, encore un peu plus compliqué.

Il n’est pas rare que les skippers descendent très peu à l’intérieur du bateau, Suivant les conditions, il faut barrer, régler, barrer, régler… Si des bouteilles d’eau ne sont pas sorties sur le pont, quitter la barre pour aller chercher de l’eau est une option. C’est pourquoi les assistants placent souvent le jour du départ deux ou trois bouteilles dans les bailles à bouts et souvent le verbe « BOIRE » est noté au feutre sur le cockpit. Ils savent qu’ils doivent boire, mais, il leur faut faire face à de multiples situations et le bateau est leur priorité...

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