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Mauvaises humeurs

Publie le 06/06/2017

Alors qu’il ne reste que quelques heures avant la ligne d’arrivée mouillée devant Gijón, les conditions de navigation commencent à s’améliorer, même s’il y a encore plus d’un bon mètre de creux sur une courte et abrupte houle d’Ouest. Le final s’annonce tendu avec une zone de calmes qui va progressivement s’installer le long des côtes asturiennes.

Il faudra donc attendre le milieu de la nuit pour connaître le dénouement de cette première étape de La Solitaire URGO Le Figaro, car si le groupe de tête a réussi à faire un petit break, il ne semble pas suffisant pour parer les attaques des poursuivants, pas si éloignés que cela ! Même au sein de ces six prétendants, les écarts laissent imaginer qu’un coup de Trafalgar devant les rives ibères en pleine nuit, pourrait relancer le match : la brise décroissant au fil des heures devrait en effet compresser la flotte qui navigue déjà sous grand-voile haute et génois depuis le milieu de l’après-midi. Certes, les solitaires les plus à l’Ouest ont un avantage théorique non négligeable : ils pourront se laisser glisser plus facilement dans la molle à venir…

Car après les mauvaises humeurs d’Éole et de Neptune la nuit dernière, leur endormissement espagnol offrirait une redistribution des cartes car à ce stade, ce sont tout de même une vingtaine de solitaires qui se présenterait en file indienne sur la ligne d’arrivée, en moins d’une heure. Un ralentissement du rythme rendrait ces deltas nettement plus conséquents et c’est pourquoi, après quelques petites pauses de repos cet après-midi, les skippers sont désormais tous les sens aux aguets : c’est dans ces phases d’incertitude que se font et se défont les décalages.

Certes Nicolas Lunven (Generali) avec son rôle d’ouvreur de piste, a un atout supplémentaire dans la main : il bénéficiera plus longtemps de la brise d’Ouest Nord-Ouest établie en cette soirée à une quinzaine de nœuds. Mais Adrien Hardy (Agir Recouvrement) n’est pas loin de son tableau arrière avec l’avantage du chasseur, avantage quelque peu réduit lorsque le soleil aura plongé derrière l’horizon, c’est à dire vers 23h00. Et puis derrière, Sébastien Simon (Bretagne CMB Performance) a de plus en plus de mal à contenir les assauts de Charlie Dalin (Skipper Macif 2015) connu pour sa pugnacité en fin de match. Quant aux deux solitaires les plus au vent de la flotte, Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir) et Alexis Loison (Custo Pol), ils ont la possibilité de tirer un peu plus sur la barre pour fondre sur la ligne…

Derrière, certains favoris sont forcément de mauvaise humeur car les avaries qui les ont handicapées depuis le passage du front, ne peuvent leur permettre de revenir au contact, même s’il y a tampon sur l’Espagne. Or ils savent que les minutes qui s’égraineront après le vainqueur vont être très difficiles à combler lors des trois étapes à venir ! D’ors et déjà, le classement en temps de ce premier round devrait sérier la flotte en plusieurs packs…

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