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PAROLES // Berréhar, Le Turquais, Blandin

Publie le 26/06/2019

Lois Berréhar (Bretagne CMB Performance) 32ème au classement général

« Ça fait au final beaucoup de jours en mer ! C’est assez étonnant cette Solitaire : on s’est préparé tout l’hiver à trouver les petits détails qui permettent d’aller 0,2 nœud plus vite et au final, ça ne s’est pas joué là-dessus. Ça s’est joué sur l’expérience et l’inspiration. Il fallait savoir bien redémarrer et au bon moment ! Ce n’était pas forcément le plus rapide qui gagnait les étapes et c’est ce qui fait la beauté de cette course. Maintenant, nous avons de nouveaux axes de travail et cela montre qu’il ne faut pas trop se concentrer sur un seul paramètre : il faut être ouvert d’esprit.
Et Yoann mérite largement cette victoire ! C’est un joli doublé et c’est vraiment un grand marin. Régulier. Ancien vainqueur en 2016. Vainqueur de la Route du Rhum 2018 en Class40’. Et il regagne La Solitaire : je ne sais pas jusqu’où il va aller comme cela… Un grand coup de chapeau. Il a été décontracté alors qu’il récupère le projet à la dernière minute.
Pour ma part, je fais une mauvaise première étape, puis une mauvaise deuxième étape : c’était dur de revenir dans le match et la troisième se bloque à Aurigny… J’ai pu faire une quatrième étape un peu plus à la régulière même s’il y a eu beaucoup de transition : malgré tout, la flotte est restée groupée. Et c’est ma meilleure étape ! Ce fut un bel apprentissage.
»

Tanguy Le Turquais (Quéguiner-Kayak) 34ème au classement général
« Le bilan n’est pas terrible : je finis quasiment dernier d’une étape et je m’échoue sur Aurigny ! Mais je fais une dernière belle manche : je termine sur une bonne note. Au final, le bilan est mauvais, mais je suis quand même content. Parce que je retiens surtout la fin. Mais c’était vraiment dur ! La Solitaire a tenu ses promesses, totalement folle avec ces nouveaux bateaux, ces parcours furieux : je pense que cela est dû aux bateaux, mais surtout au plateau de coureurs qui a donné beaucoup de fraîcheur avec des « anciens » qui sont revenus, des « nouveaux » plein de talent. Ça a navigué de façons très différentes des années précédentes où tout était un peu figé.
En fait, il fallait naviguer comme Yoann Richomme : être un bon stratège et surtout avoir la confiance. Il ne fallait pas naviguer comme en Figaro 2, c’est-à-dire qu’il ne fallait pas avoir peur de prendre des options. On pouvait être loin en distance par rapport au leader parce que le bateau accélère très fort. L’important, c’est d’avoir une logique dans sa stratégie tout en étant opportuniste.
»

Cassandre Blandin (Klaxoon-C) 41ème au classement général
« Je suis arrivée au bout ! C’est cool. Je suis contente parce que j’ai appris plein de trucs. Et puis j’ai réussi à jouer avec la flotte à plein de moment : ça s’était bien, même si j’ai perdu sur des erreurs personnelles. Elles seront corrigées avec le temps. Et sur cette quatrième étape, il y a eu encore plein de coups à jouer, plein de passages à niveau qui ont permis à la flotte de se reserrer, donc plein d’opportunités de revenir. C’était chouette : le jeu était ouvert. Mais bon, finir au près dans la brise, dans vingt à trente nœuds, c’était une façon des plus sportive pour finir ! »

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