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PAROLES // Pierre Leboucher : « J’ai appris le large en Solitaire et j’y ai pris goût « 

Publie le 16/09/2018

Pour sa deuxième participation à la Solitaire URGO Le Figaro, Pierre Leboucher termine en 16ème position. Mais fort de trois premières étapes solides, le skipper de Guyot environnement était encore dnas le Top dix avant le départ des 24 Heures Vendée Massif Marine et a montré qu’il fallait compter sur lui. Retour sur une Solitaire exigente et prometteuse.

Qu’est ce qui s’est passé sur cette quatrième étape ?

Quand on regarde le résultat, on se dit « il s’est plombé tout seul ! ». En fait, l’objectif était de ne pas prendre de risque et d’aller au large où plus de vent était annoncé. Ça ne s’est pas avéré juste. Le petit groupe de bateaux dans lequel j’étais comptait trois concurrents dans le top dix au général, donc je pensais que c’était cohérent. En fait on s’est fait bien détacher et on n’a jamais pu revenir sur ce petit format d’étape. La météo c’est assez aléatoire. En discutant ensuite avec les coureurs à terre, je sais qu’ils ont eu un gros doute parce que le vent a beaucoup faibli pour eux à la côte mais c’est finalement revenu. Ce serait passé, on aurait été les héros. Ce n’est pas pas passé, on se retrouve loosers.

C’est un bémol sur une Solitaire où tu as montré de très belles choses…

Oui, j’étais assez content de cette Solitaire. J’ai réussi à me hisser fréquemment aux avants-postes. C’était bien. J’ai appris à mieux naviguer au large sur le long terme, j’ai pas mal gagné la dessus.Je connais mieux le bateau les réglages. L’an dernier, j’étais bizuth, je n’avais navigué que quatre mois avant le départ. Souvent, j’attendais que les gars me doublent pour voir leur réglage et je recopiais ! C’est pas l’idéal pour performer ! Là, je suis plus confiant, surtout dans les petits airs et le medium où j’ai la vitesse.

Avant le Figaro, tu n’avais fait que de l’Olympisme, pas du tout de large ?

Je connaissais un peu le large pour avoir navigué avec Adrien Hardy qui m’avait amené sur des courses en double et des convoyages mais je n’avais aucune expérience du solitaire. Depuis l’adolescence, j’ai fait 16 ans de 470. Ca parait long dit comme ça, mais j’apprenais toujours quelque chose, je ne voulais pas arrêter.

C’est un bagage qui t’a servi j’imagine…

Oui, en terme de gestion de projet sportif, ce sont des années qui me serviront toujours. Le niveau d’exigence est très élevé. En olympisme, personne n’arrive à rentrer dans le top 3 ou 5 mondial sans faire 10 ans d’entraînement. Là, je vois que je peux accrocher la tête de classement. Mais ce sont deux disciplines complètement différentes. On navigue sur de l’eau avec le vent les vagues, mais c’est pas le même sport. C’est comme comparer un sprinter sur 100 mètres et un coureur de trail. C’est pas la même morphologie, pas les mêmes muscles qui travaillent. Maintenant, j’ai appris à faire du Solitaire au large et j’y ai pris goût. L’an dernier, j’étais bizuth et je crois qu’on ne peut pas savoir avant d’arriver là si on aimera vraiment. Maintenant, c’est clair, ça me plait. Sur la transat, j’en venais même à rêver de traversées sur de plus gros bateaux ! Mais le Figaro est quand même la seule classe où l’on se bat au large avec les mêmes armes. J’ai la chance que Guyot Environnement me suive pour les trois années qui viennent, donc c’est génial. Vivement janvier prochain et les premières navigations en Figaro 3 !

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