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Petites histoires de solitaires (6e partie)...

Publie le 29/06/2019

A l'arrivée de la 50e édition de La Solitaire URGO Le Figaro, nous avons demandé aux skippers de nous raconter moments marquants, anecdotes et autres souvenirs de leur mois de navigation. Dans cette sixième partie, la parole est à Jérémie Beyou, Gildas Morvan, Loïs Berrehar, Cassandre Blandin, Alberto Bona, Adrien hardy et Joan Mulloy.

Jérémie Beyou (Charal) : « La petite anecdote de la Solitaire, c’est une question posée par Alain Gautier à la flotte : qui est le champion du monde de Formule 1 en 1979 ? Personne n’a trouvé la réponse. J’étais pas mal sur les quizz football, mais en Formule 1, Alain est imbattable. »

Gildas Morvan (Niji) : « Le moment marquant, c’est la tornade sur la première étape, je me la suis prise deux fois coup sur coup. On était sept bateaux bord à bord, elle me vise, je n’ai pas réussi à m’en défaire. Elle me couche une fois à 90 degrés. J’en sors indemne, je me dis que j’ai eu de la chance d’en sortir avec mon spi intact. Ensuite, elle me revient dessus et me couche une deuxième fois, avec le vent qui tourbillonne dans tous les sens, 40 nœuds. En trente ans de carrière, je n’avais jamais vu ça. »

Loïs Berrehar (Bretagne CMB Performance) : « Le Fastnet. C’était mon quatrième passage du Fastnet, la première fois en solitaire, il faisait grand beau, on a rasé le caillou, c’était un moment magique, avec la côte irlandaise derrière, assez imposante. Je faisais partie du mauvais groupe, c’était un peu un lot de consolation de le passer dans ces conditions, un beau cadeau pour ma première en solo, j’espère que c’est le début d’une longue série, ça restera probablement mon meilleur moment. »

Cassandre Blandin (Klaxoon - C) : « J’ai vécu mon premier orage sur l’eau, c’était impressionnant. J’ai demandé à tout le monde ce qu’il fallait faire, s’il fallait que j’éteigne tout, je paniquais un peu. S’il était passé sur moi, je crois que je me serais fait pipi dessus, mais heureusement, il n’est pas passé trop près, et c’était super beau à regarder. »

Alberto Bona (Sebago) : « Le plus mauvais moment : sur la dernière étape, j’étais super bien à Owers, mais je m’endors, je me réveille et toute la flotte qui était derrière moi s’était retrouvée devant, je pense que c’est le pire moment de ma vie dans la voile. Le meilleur moment : le passage sud du DST sur la deuxième étape, je fais un bon coup, je prends confiance dans mon option, et l’arrivée à Roscoff sous le soleil était magnifique, on s’est battus avec Justine jusqu’au bout. »

Adrien Hardy (Sans nature, pas de futur !) : « Le plaisir que j’ai pris à naviguer sur la première étape en étant devant dès le départ. Et aussi le passage à Ouessant, avec du vent fort au près en étant dans le paquet de tête. »

Joan Mulloy (Believe in Grace / Businesspost.ie) : « La quatrième étape, la meilleure pour moi. J’ai fait mon premier bon choix de la Solitaire à l’île de Wight ! Quand je suis arrivée à Owers et que j’ai vu tous les autres bateaux à l’AIS, j’étais super heureuse, la nuit était noire, et j’ai vu tous les petits amis autour de moi, c’était super cool ! »

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