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Une cinquantaine pour les 50 ans

Publie le 18/04/2019

Pour fêter ce demi-siècle de course au large en solitaire qui a formé les plus grands skippers français, La Solitaire URGO Le Figaro 2019 propose un parcours atypique passant par l’île de Man, au départ de Nantes, via Kinsale, Roscoff et Dieppe. Avec un nouveau monotype, le Figaro Bénéteau 3, et surtout autour d’un plateau exceptionnel où se retrouvent six anciens vainqueurs, des dizaines de multirécidivistes, de jeunes talents et un beau panel d’étrangers. À un mois du départ du Quai de la Fosse, le point sur cette cinquantième édition extrêmement ouverte !

Ainsi sur les cinq seuls vainqueurs par trois fois de cette Solitaire URGO Le Figaro, trois d’entre eux seront au départ de Nantes : Michel Desjoyeaux (1992, 1998, 2007), Jérémie Beyou (2005, 2011, 2014) et Yann Éliès (2012, 2013, 2015). Et à leurs côtés, trois autres vainqueurs tels Alain Gautier (1989), Armel Le Cléac’h (2003 et 2010) et Charles Caudrelier (2004) ! Mais tout le monde sait qu’en navigation au large en solo, il ne suffit pas de monter une ou plusieurs fois sur la plus haute marche du podium : le plateau proposé pour ce cinquantième anniversaire cumule un palmarès exceptionnel en course.

De tous les horizons

Des vainqueurs d’étape depuis 1970, viennent en masse : Loïck Peyron, Alain Gautier, Michel Desjoyeaux, Yann Éliès, Armel Le Cléac’h, Jérémie Beyou, Charles Caudrelier, Gildas Morvan, Corentin Douguet, Adrien Hardy, Fabien Delahaye, Morgan Lagravière, Xavier Macaire, Alexis Loison, Gildas Mahé, Anthony Marchand. Et des multirécidivistes, il y en a à la pelle avec Gildas Morvan qui cumule le plus grand nombre de participation : vingt-deux ! Avec des vainqueurs de transats, de records, de tours du monde : Loïck Peyron, Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou, Charles Caudrelier, Benjamin Schwartz, Fabien Delahaye, Armel Le Cléac’h, …

Mais aussi d’anciens spécialistes de la voile olympique et du dériveur, tels Pierre Leboucher, Achille Nebout, Pierre Quiroga… Et de nouveaux venus déjà bien armés comme Conrad Colman, Tom Laperche, Erwan Le Draoulec, Matthieu Damerval, Tom Dolan, Henri Lemenicier, Sébastien Marsset, André Morante-Perez, Benjamin Schwartz, Clément Commagnac… : ils seront douze novices pour cette 50ème édition et cinq femmes : Cassandre Blandin, Clarisse Crémer, Cécile Laguette, Justine Mettraux, Joan Mulloy. Sans compter une belle armada d’étrangers venus d’Italie, de Grande Bretagne, de Suisse, de Nouvelle-Zélande, d’Irlande. Or après un premier round de mise en jambes en double à l’occasion de la Sardinha Cup début avril, plusieurs solitaires marquent déjà un avantage psychologique tels Alexis Loison (1ère étape), Pierre Leboucher (2ème étape) et Yann Éliès (3ème étape) !

Prochains rendez-vous

Mais le véritable banc d’essai aura lieu dans une semaine aux Sables d’Olonne avec la Solo Maître CoQ, première épreuve en solitaire sur les Figaro Bénéteau 3. Non seulement presque tous les prétendants à La Solitaire URGO Le Figaro seront présents avec la venue de Michel Desjoyeaux, d’Armel Le Cléac’h, d’Adrien Hardy, de Thomas Ruyant… absents à Saint-Gilles-Croix de Vie, mais en sus le format se rapproche du scénario de cet été. Et il n’y aura plus que la Solo Concarneau mi-mai pour régler les derniers détails avant de rejoindre Nantes le 26 mai.

Début juin, ce sont plus de 2 000 milles que la cinquantaine de solitaires attendus pour cette 50ème édition vont devoir avaler sur un monotype nouveau, doté de foils et surtout beaucoup plus technique que ses deux prédécesseurs ! Incontestablement, les skippers n’ont pas encore toutes les clés de la vitesse à toutes les allures, tous n’ont pas opté pour les mêmes configurations de voiles, et tous vont devoir remettre à plat leurs connaissances du terrain de jeu avec des étapes plus longues, plus techniques, plus variées, mariant le côtier et le large, la Manche et la mer d’Irlande, les brises thermiques et les vents synoptiques, les courants de marée et les jours sans fin d’un solstice d’été. Il va y avoir du match !

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Ils ont dit :

Johanna Rolland, Présidente de Nantes Métropole et Maire de Nantes
« A Nantes l’Océan est notre passé et notre avenir, notre fenêtre ouverte sur le monde. La Loire, les chantiers navals, les récits de marins sont autant d’élements de notre histoire, de notre paysage, de notre esprit nantais. L’événement Débord de Loire au mois de mai ou l’exposition La Mer XXL cet été le démontreront une nouvelle fois avec force. C’est aussi là que nous puisons notre audace pour demain. Nantes continue en effet d’inventer son avenir en lien avec la mer, en imaginant, à l’échelle de l’estuaire, le nautisme de demain. Pour créer de nouveaux bateaux, qui intègrent les impératifs écologiques et la révolution numérique. Nantes aime les aventures maritimes exigeantes et ambitieuses, comme l’est la Solitaire Urgo Le Figaro, et nous sommes très fiers d’accueillir le départ de cette compétition, qui illustre la vitalité et l’attractivité de Nantes pour les compétitions de haut-niveau. »

Achille Nebout (1ère participation) Le Grand Réservoir
« Je rêve de cette course depuis que je suis tout petit parce que mes parents sont très liés à Kito de Pavant : j’ai eu l’occasion de faire beaucoup de départs et beaucoup d’arrivées… sur les pontons. J’ai pris un peu le temps avant d’y venir, en passant par l’olympisme et l’inshore, mais cette fois, il va falloir se donner. Il y a un classement intéressant : c’est celui des bizuths qui sont nombreux (douze) et de très bon niveau ! J’ai commencé avec Xavier Macaire sur la Sardinha Cup (3ème), mais La Solitaire URGO Le Figaro, c’est un autre dossier, plus technique, plus exigeant, plus physique. »

Corentin Douguet (7ème participation) NF Habitat
« Ce sera la première fois que Nantes accueille la Solitaire ! C’est tout sauf anecdotique pour moi qui suis né dans cette ville, qui y a passé sa jeunesse et fait ses études de marine marchande… Et pour ma dixième participation, c’est un nouveau support avec le Figaro Bénéteau 3, mais même s’il faut remettre à plat certaines choses, il y a toujours cette base Figaro : on navigue sur le même terrain de jeu, il faut concilier performances et tactique, manœuvres et touché de barre. Et puis cette année, c’est un peu le Festival de Cannes avec tous ces anciens qui reviennent ! »

Michel Desjoyeaux (13ème participation) Lumibird

« Les émotions et les sensations fortes sur une Solitaire URGO Le Figaro, il y en a ! On va tellement loin en termes de sommeil, de volonté, de ténacité qu’on ne peut pas passer à côté : il y a un rythme de fou qui n’existe pas sur les autres courses. Et cette année, il y a un plateau superbe avec un nouveau bateau : tout le monde va devoir se pencher sur ses spécificités avec un parcours très exigeant. Ce sera très dur de finir dans le top ten… »

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