FRENG

Actualités

Will Harris veut encore se faire remarquer

Publie le 15/06/2019

Après une première étape à Kinsale difficile, Will Harris s’est bien repris dans la deuxième, puisqu’il a terminé 11e et premier étranger de la flotte. Le skipper de Hive Energy compte bien poursuivre sur sa lancée sur la seconde partie de la Solitaire Urgo Le Figaro, lui qui se prend de plus en plus au jeu de la course au large.

Pur produit de la voile olympique britannique, passé par l’Optimist, le Laser puis le 49er, Will Harris dispute cette année sa deuxième Solitaire Urgo Le Figaro, lui qui s’était distingué sur la première en 2016, terminant 17e au général et surtout premier bizuth à seulement 22 ans. « C’est un très bon souvenir, d’autant que comme cette année, j’avais manqué la première étape, il y avait eu une grosse pétole, je m’étais retrouvé du mauvais côté, j’avais perdu 8 ou 9 heures », commente le Britannique.

Un scénario qui s’est répété sur l’étape initiale de cette 50e édition entre Nantes et Kinsale, puisqu’il a fait partie du groupe passé à l’ouest du DST d’Ouessant, qui a perdu gros à l’arrivée en Irlande, 28e à 8h31 de Yoann Richomme. « Ça a été très frustrant de perdre autant de temps, j’avais cherché à ne pas prendre de risques, j’étais avec de très bons marins comme Yann Eliès et Jérémie Beyou, je pensais que c’était bon… » Le natif de Weybridge, dans le Surrey, au sud-ouest de Londres, n’a pas pour autant baissé les bras, puisqu’il s’est fait remarquer entre Kinsale et Roscoff, où il a terminé 11e de la seconde étape et premier étranger.

« Je suis très content de ma deuxième étape, j’ai été assez rapide dans les conditions ventées », confie celui qui, au départ de la Solitaire, faisait du Vivi Trophy, le classement des étrangers, l’un de ses objectifs. Il en occupe pour l’instant la troisième place derrière la Suissesse Justine Mettraux et son compatriote Alan Roberts, qui le devance de plus de cinq et six heures. ”Ça reste un objectif, j’ai un peu moins de six heures de retard sur Alan qui était du bon côté du DST d’Ouessant sur la première étape, mais on ne sait jamais, la prochaine étape va peut-être aussi provoquer de gros écarts, parce qu’il n’y aura pas beaucoup de vent. On a vu à l’arrivée de la deuxième, que dans le petit temps, certains sont arrivés avec plusieurs heures de retard.”

22e au général, le skipper de Hive Energy entend bien grappiller quelques places, lui dont l’objectif est de se faire remarquer sur le circuit Figaro pour convaincre des partenaires de le suivre pour son futur projet : disputer le Vendée Globe en 2024 pour notamment marcher sur les pas d’Elllen MacArthur, « une inspiration » qui, lorsqu’il avait dix ans et faisait encore de l’Optimist, lui avait signé un autographe sur sa brassière de sécurité. « Le Vendée Globe est devenu un objectif quand j’ai intégré l’Artemis Offshore Academy il y a cinq ans, ça passe d’abord par la Solitaire qui est le meilleur tremplin pour apprendre à naviguer en solitaire et à progresser. La concurrence est vraiment relevée, c’est impossible de suivre les meilleurs, mais c’est intéressant ! »

Intéressant, le scénario de la troisième étape, dont le départ sera donné dimanche à 14h, le sera également avec au programme trois jours de navigation dans les cailloux et les courants, qu’il appréhende un peu, échaudé par le talonnage dont il a été victime sur la première étape de la Sardinha Cup début avril. « Je suis un peu nerveux à l’idée d’aller naviguer dans les cailloux, cette histoire sur la Sardinha m’a coûté deux mois d’entraînement, il va falloir que je sois vigilant, que je ne prenne pas trop de risques, parce que, avec la fatigue, il y a moyen de se faire piéger au bout de trois jours. »

Tags

No tags were found

Share