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XAVIER MACAIRE REMPORTE LA SOLO MAITRE COQ 2019

Publie le 05/05/2019

Au terme de la grande course (340 milles) qu’il boucle en 4e position ce samedi 4 mai, Xavier Macaire frappe fort en remportant l’édition 2019 de la Solo Maître Coq ! 4e au classement général provisoire après les deux journées de manches côtières en début de semaine, le skipper du Figaro Groupe SNEF avait à cœur de faire une belle manche au large, la première en solitaire à bord du nouveau Figaro Bénéteau 3. Solide, pugnace et toujours dans le bon paquet lors ces 48 heures de course, Xavier marque les esprits en prouvant une nouvelle fois qu’il est un sérieux concurrent du circuit Figaro Bénéteau. De bon augure pour la Solitaire URGO Le Figaro dont le départ sera donné dans un mois !

Xavier, comment s’est passée cette toute première course au large en solitaire à bord du Figaro 3 ?

« J’étais bien dans le match, j’avais une bonne vitesse, de bonnes sensations, je suis content de ma stratégie qui m’a permis de toujours rester au contact du paquet de tête. J’étais toujours dans le top 10, à l’affût de la moindre opportunité pour me positionner le moment venu.
Ensuite il s’est passé beaucoup de choses à Belle Ile, ça a beaucoup distribué et un gros morceau du classement s’est joué là. Une fois passé Belle Ile, je me suis rendu compte que les 3 bateaux devant moi au classement général étaient loin derrière… Je me suis dit ‘bouge-toi, il y a peut-être quelque chose à jouer au général !’ J’ai navigué toute la fin d’étape avec ça en tête, il fallait que je me positionne, que je grapille place par place. Résultat j’ai réussi à faire ce que j’osais à peine imaginer, je suis super content ! J’ai encore un peu de mal à réaliser mais c’est vraiment top ! »



Avant le départ, tu voyais cette course plutôt comme un entraînement en vue de la Solitaire…
« Oui car j’avais fait très peu de navigations en solo avant le départ. Mais j’ai bien l’impression que mon caractère de Figariste a repris le dessus ! Je prends des bons automatismes sur les manœuvres, j’ai également réussi à bien me reposer pendant la manche, notamment la nuit dernière, ce qui m’a permis d’être frais pour les dernières heures de course qui ont été décisives. Je dois encore perfectionner certaines choses, notamment les empannages… Le spi fait 125 m2, il faut réussir à le choquer d’un côté et à le reprendre de l’autre en faisant tourner le bateau, tout ça sans qu’il s’enroule autour de l’étai ! Quand il y a 15 nœuds de vent ça va, mais quand il y a eu 22/23 nœuds pour rejoindre le pont de l’île de Ré, c’était une autre paire de manches ! C’était bien chaud ! »


Ta belle 4e place te permet également de signer ta première victoire d’épreuve sur le circuit Figaro, ça met en confiance à quelques semaines du départ de la Solitaire URGO Le Figaro ?
« J’avais besoin de cette victoire pour me rendre compte que j’en suis capable. Ça me donne confiance en moi, surtout avec un plateau aussi relevé. Ça fait des années que je cours après les performances ; j’atteins souvent des podiums mais jamais de victoires d’épreuves. Je sais désormais que je suis capable de le faire. »


Quel bilan tires-tu de cette première course en solitaire à bord du Figaro 3 ?
« Mon bilan à chaud ? Le Figaro Bénéteau 3 fait mal au dos ! Avec les conditions qu’on a eues, ça restait maniable, j’ai pu utiliser le pilote automatique régulièrement. Mais il faudra voir quand on aura plus de vent sous spi ; on atteindra sans doute les limites du pilote automatique, il faudra être dessus, garder la barre. Le bateau est vraiment très physique en solitaire, c’est clair. »


Remporter la course chez toi, ça a une saveur supplémentaire ?
« Oui carrément ! Je me suis installé aux Sables d’Olonne, je suis soutenu par Les Sables d’Olonne Vendée Course au Large qui organise la Solo Maitre Coq, mais aussi par l’agglomération des Sables d’Olonne. Ça fait donc très plaisir et je suis hyper fier de remporter cette course ici ! »


Quelles sont tes prochaines échéances avant ton départ pour Nantes ? (ville-départ de la Solitaire)
« J’ai beaucoup de petites installations techniques à effectuer sur le bateau : un pilote automatique de secours, un endoscope qui me permettrait de voir la quille… Cela va demander beaucoup de travail, entre commander le matériel, l’installer, le mettre au point, tout cela va prendre du temps. Je vais également trouver du temps pour m’entraîner évidemment. Et aussi aller voir mon ostéo pour qu’il me replace le dos ! »

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