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Yves Parlier : “Une grande période de bonheur”

Publie le 02/06/2017

Venu en voisin vendredi présenter dans l’espace partenaires à Bordeaux son programme Beyond The Sea, Yves Parlier, vainqueur de La Solitaire URGO Le Figaro en 1991, en a profité pour ouvrir la boîte à souvenirs.

Votre présence sur le départ de La Solitaire URGO Le Figaro doit vous rappeler des souvenirs…
Oui, c’est extra. Pour moi, La Solitaire URGO Le Figaro, c’est une grande période de bonheur, ça me rappelle plein de super souvenirs. C’est une course, un bateau et une série que j’adore, avec un programme polyvalent et simple. La Solitaire, c’est le plaisir de naviguer à armes égales, de voir tout de suite si on prend une bonne ou une mauvaise option, si on est bien réglé ou pas, il n’y a pas plus pédagogique. Il faut être très humble sur cette course qui oblige à se remettre en cause en permanence.

Que reste-t-il de votre victoire en 1991 ?
Plein de choses : au départ, je n’avais aucune confiance en moi, je ne venais vraiment pas pour la victoire. Je n’étais pas du tout entraîné, j’avais des voiles d’occase, j’étais très inquiet sur l’avenir de ma carrière, je me disais que c’était ma dernière course et que j’allais peut-être raccrocher les bottes pour me mettre à travailler sérieusement dans la vie active. Finalement, l’avenir a été différent. Je me souviens que la première nuit, je m’étais accroché derrière Lionel Péan, qui était une des références pour moi, et au petit matin, j’avais réussi à le doubler, j’étais en tête à la vacation de 8h, ça m’avait remonté le moral. La course a comme ça été de surprises en surprises. Je me souviens aussi de la montée au Fastnet, j’avais été le premier à affaler le spi et envoyer le génois, du coup, j’ai lofé plus que les autres, j’étais allé me coucher parce que je n’en pouvais plus, le vent a refusé, je me suis retrouvé bien placé pour finir d’un bord vers le Fastnet. Desjoyeaux, Lamiot et Lemonchois avaient réussi à passer devant moi, mais ils étaient tellement fatigués eux aussi que je les ai eus à l’usure sur les 60 derniers milles vers Kinsale, c’était un grand moment.

Cette victoire vous a-t-elle servi de tremplin ?
Elle a été un tournant, puisque j’hésitais à continuer dans la voile, je ramais depuis ma victoire sur la Mini Transat en 1985, cette victoire m’a redonné confiance en moi. Après, je me suis lancé dans le Vendée Globe en passant à la gamme des 60 pieds, j’ai trouvé la société Cacolac, ce qui m’a permis pour la première fois de vivre de mon activité voile. On peut donc dire que cette victoire a changé complètement ma carrière, parce que sans elle, j’aurais probablement arrêté là.

Pour vous l’Aquitain revendiqué, que signifie un départ à Bordeaux ?
Je suis super content. J’ai été le premier à soutenir ce projet de faire venir la course à Bordeaux qui est devenue une ville magnifique. Les quais sont superbes, c’est un vrai amphithéâtre pour voir un beau spectacle. Nous sommes super contents au niveau de l’Aquitaine de voir La Solitaire URGO Le Figaro revenir régulièrement à Bordeaux.

Quel est votre favori de la 48e édition ?
J’ai l’impression que Jérémie Beyou, après sa troisième place sur le Vendée Globe, a très envie de monter sur la plus haute marche du podium, maintenant qu’il est à armes égales avec les autres. Je mise sur lui.

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